L'enquête sur le meurtre de Mehdi Kessaci, survenu le 8 juillet 2026 à Marseille, connaît une avancée significative. Les investigations se concentrent désormais sur Amine Oualane, l'un des leaders présumés de la DZ Mafia, et sur ses relais au sein de la prison de l'Ain. Selon une source proche du dossier, les enquêteurs ont recueilli des éléments indiquant que Oualane aurait orchestré l'assassinat depuis sa cellule.
Un assassinat commandité depuis la prison
Amine Oualane, incarcéré à la maison centrale de l'Ain, est soupçonné d'avoir ordonné le meurtre de Mehdi Kessaci, un jeune homme de 24 ans abattu par balles dans le quartier de la Castellane. Les enquêteurs ont mis au jour un réseau de communications clandestines au sein de l'établissement pénitentiaire, permettant à Oualane de transmettre des instructions à l'extérieur. "Nous avons identifié plusieurs détenus et agents pénitentiaires qui auraient facilité ces échanges", a déclaré une source judiciaire sous couvert d'anonymat.
Le rôle de la DZ Mafia
La DZ Mafia, organisation criminelle active dans les Bouches-du-Rhône, est impliquée dans de nombreux trafics de stupéfiants et règlements de comptes. Mehdi Kessaci était connu des services de police pour des faits de violence liés au trafic de drogue. Son assassinat s'inscrit dans une guerre de territoire entre clans rivaux. Selon les statistiques de la préfecture de police, 32 homicides ont été recensés à Marseille en 2025, dont 18 en lien avec le trafic de stupéfiants.
Les perquisitions et interpellations
Les enquêteurs ont procédé à plusieurs perquisitions dans la prison de l'Ain et dans des domiciles de suspects à Marseille. Trois gardes à vue sont en cours, dont celle d'un surveillant pénitentiaire soupçonné d'avoir introduit des téléphones portables dans l'établissement. "Ces investigations montrent la porosité entre le milieu carcéral et les réseaux criminels", a commenté le procureur de la République de Marseille dans un communiqué.
Les réactions de la famille
La famille de Mehdi Kessaci, représentée par Me Sarah Dufour, a salué l'avancée de l'enquête tout en appelant à la prudence. "Nous espérons que toute la lumière sera faite sur ce crime odieux. Mon client attend des réponses", a déclaré l'avocate. Une marche blanche est prévue samedi prochain à Marseille pour rendre hommage à la victime.
Les implications pour la sécurité pénitentiaire
Cette affaire relance le débat sur la sécurité dans les prisons françaises. Selon le syndicat UFAP-UNSA Justice, "les moyens alloués à la lutte contre les communications illicites sont insuffisants". Le ministre de la Justice a annoncé le déploiement de brouilleurs de téléphone dans dix établissements pilotes d'ici la fin de l'année. L'administration pénitentiaire a également ouvert une enquête interne sur les faits survenus à la prison de l'Ain.



