Un homme de 36 ans a été jugé ce jeudi 7 mai à Pau dans quatre dossiers distincts, dont l'un pour des faits récents d'injures et menaces envers le maire de la petite commune souletine de Garindein. L'affaire trouve son origine dans un incident domestique : des toilettes bouchées.
Une altercation violente
Le 3 mai dernier, le calme de Garindein a été perturbé lorsqu'un habitant a copieusement insulté le maire Alain Arla et l'a menacé de l'égorger en mimant le geste devant plusieurs témoins. Le maire connaissait bien son administré, qu'il tentait de remettre dans le droit chemin depuis que ce dernier occupait un logement social dans la commune avec sa femme enceinte et leurs deux enfants. Malgré les efforts de médiation, l'homme retombait toujours dans ses travers.
« Là, j'ai vraiment eu peur, a confié l'édile. Je ne l'avais jamais vu comme ça, même sa compagne qui arrive à le calmer ne pouvait rien faire. » Le maire a témoigné pour ses administrés, soulignant la gravité de la situation. Le prévenu, quant à lui, s'est excusé en expliquant : « J'étais couvert de déjections humaines, j'ai dégoupillé. »
Un lourd passé judiciaire
Lors de l'audience, le tribunal n'a pas cherché à déterminer s'il incombait au locataire sans emploi de déboucher la canalisation reliant son domicile à la cantine scolaire. En revanche, il l'a déclaré coupable d'injures et menaces envers une personne dépositaire de l'autorité publique. L'homme de 36 ans, qui a passé 18 ans en détention, a reconnu ses torts tout en contestant le geste d'égorgement mimé. Il a déclaré : « J'ai ce défaut, ce truc qui monte en moi, que je ne contrôle pas… C'est la maladie des nerfs mais il y a quelque chose à faire avec moi, je ne suis pas tout pourri. »
Son avocat, Maître Hippert, a plaidé pour une situation apaisée depuis l'arrivée du couple au village, soulignant que son client avait 33 mentions à son casier judiciaire. L'homme était également jugé pour trois autres dossiers : des menaces en janvier dernier, conduite sans permis et sous stupéfiants le même mois, et violences conjugales (sans ITT) entre 2023 et 2024.
Une peine aménageable
Le procureur Jean-François Dobeli avait requis 15 mois de prison, mais le tribunal a prononcé une peine cumulée de douze mois de prison ferme, potentiellement aménageable. Cette peine s'ajoute à une précédente condamnation d'un an de bracelet électronique non encore exécutée. Le président du tribunal, Jérémy Forst, a conclu : « La balle est dans votre camp, et vous n'avez le droit à aucun autre écart. »



