Une enquête a été ouverte à Marseille après le dépôt d'une plainte du député La France insoumise (LFI) Sébastien Delogu pour des menaces de mort proférées à son encontre, a-t-on appris ce dimanche auprès du parquet de Marseille. Les faits remontent à plusieurs jours, mais la plainte a été enregistrée vendredi. Selon les premiers éléments, l'élu aurait reçu des messages particulièrement violents, notamment via les réseaux sociaux, l'invitant à « descendre » et à « se faire tuer ».
Un climat politique tendu
Cette affaire intervient dans un contexte politique déjà très tendu à Marseille, où les tensions entre les différentes formations politiques sont vives. Sébastien Delogu, figure locale de LFI, est régulièrement la cible d'attaques verbales. Il a décidé de porter plainte après avoir reçu des menaces explicites qui, selon son entourage, dépassent le cadre de la simple invective politique. L'élu a déclaré : « Je ne céderai pas à la intimidation et je continuerai à défendre mes idées. »
Une enquête confiée à la police judiciaire
Le parquet de Marseille a confié l'enquête à la police judiciaire. Les enquêteurs devront identifier les auteurs des messages et déterminer si les menaces sont liées à l'activité politique de Delogu. Les peines encourues pour menaces de mort peuvent aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Cette affaire rappelle que les élus locaux sont de plus en plus souvent la cible de menaces et d'agressions verbales, un phénomène qui inquiète les autorités.
La classe politique marseillaise, toutes tendances confondues, a exprimé son soutien à Sébastien Delogu. Plusieurs élus ont condamné fermement ces menaces et appelé à la retenue dans le débat public. Le député a reçu des messages de solidarité de la part de ses collègues de l'Assemblée nationale, mais aussi de responsables locaux d'autres partis. Cette affaire met en lumière la nécessité de protéger les élus contre les violences et les intimidations, un enjeu démocratique majeur.



