Depuis plusieurs semaines, les salariés du McDonald's du quartier de La Valentine, à Marseille, mènent une lutte acharnée pour conserver les clés de leur restaurant. Le 30 juin 2026, le fast-food a été fermé brutalement par la direction, laissant 45 employés sans travail. Ces derniers ont alors décidé d'occuper les lieux pour protester contre cette décision qu'ils jugent injustifiée.
Un conflit social qui dure
Le conflit a débuté en mars 2026, lorsque la direction a annoncé son intention de fermer le restaurant pour des raisons économiques. Les salariés, soutenus par la CGT, contestent cette version et dénoncent une stratégie visant à licencier sans indemnités. Selon eux, le restaurant était rentable, avec un chiffre d'affaires annuel de 2,5 millions d'euros. « La direction nous a menti. On nous a dit que le restaurant perdait de l'argent, mais les comptes montrent le contraire », affirme Karim, délégué syndical.
L'occupation comme ultime recours
Depuis la fermeture, les salariés occupent le restaurant jour et nuit. Ils ont installé des matelas et des vivres pour tenir le coup. « Nous ne partirons pas tant que nous n'aurons pas obtenu des garanties pour notre avenir », explique Fatima, employée depuis 12 ans. La direction, de son côté, a porté plainte pour occupation illicite. Une audience est prévue le 15 juillet prochain au tribunal de Marseille.
Le mouvement a reçu le soutien de plusieurs élus locaux, dont le maire de Marseille, Benoît Payan, qui a appelé à une médiation. « Ce conflit est le symptôme d'un mal-être plus large dans le secteur de la restauration rapide », a-t-il déclaré.
Un symbole de résistance
Cette lutte dépasse le simple cadre de l'entreprise. Elle est devenue un symbole de la résistance des travailleurs face aux licenciements abusifs. Des collectifs de soutien se sont formés, et une cagnotte en ligne a déjà récolté plus de 15 000 euros pour aider les salariés. « On ne lâchera rien. Ce combat, c'est celui de tous les précaires », martèle Karim.
Le sort du McDonald's de La Valentine reste incertain. Mais une chose est sûre : les salariés sont déterminés à se battre jusqu'au bout pour leurs droits et leur dignité.



