Un drame animalier secoue une ferme pédagogique près de Marseille
Dans la nuit du 9 au 10 avril 2026, près de Marseille, un homme de 19 ans a été interpellé par un équipage de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) en flagrant délit d'acte sexuel sur une chèvre. L'individu, dont l'identité n'a pas été dévoilée, serait à l'origine d'une impressionnante série de viols sur les animaux du Refuge d'un moment, une ferme pédagogique située aux Pennes-Mirabeau.
Une onde de choc dans la communauté bénévole
« C'est psychologiquement très dur », confie Cassandra Sortino, propriétaire de la ferme pédagogique, au quotidien La Provence. Aucun membre de l'équipe d'une quinzaine de bénévoles n'aurait pu imaginer être confronté à une telle « horreur ». Le lieu, destiné à des visites éducatives autour des animaux de la ferme, est désormais au cœur d'une affaire judiciaire glaçante.
Des faits répétés révélés par la vidéosurveillance
Pour les membres de la ferme, cette interpellation marque l'épilogue de plusieurs semaines d'angoisse. Dès le 11 février 2026, l'équipe avait observé « plusieurs faits mystérieux ». Au matin, plusieurs chèvres étaient retrouvées ligotées par les pattes. Des caméras de vidéosurveillance installées pour élucider ces agissements ont révélé l'impensable : un homme se livrant à des viols de manière particulièrement violente sur les animaux.
Des expertises qui confirment la gravité des sévices
Les actes ont été confirmés par des expertises menées sur les bêtes. Celles-ci ont révélé :
- Des blessures résultant de sévices graves
- Des traces de sperme sur plusieurs animaux
- Une agnelle de 5 mois retrouvée très abîmée le 31 mars, ayant failli perdre la vie
Selon Cassandra Sortino, cette jeune chèvre a été découverte en plein jour dans un état critique, ajoutant au traumatisme de l'équipe.
Une procédure judiciaire en cours
Présenté en comparution immédiate le 13 avril 2026 au tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence, le suspect de 19 ans, qui nie les faits, a finalement vu son procès reporté au 22 juin prochain. En attendant, il a été placé en détention provisoire. Cette affaire rappelle un précédent judiciaire similaire en Seine-et-Marne, où un individu avait été condamné pour des faits comparables.
La ferme pédagogique, lieu d'éducation et de sensibilisation au bien-être animal, doit maintenant composer avec les conséquences psychologiques de ces actes barbares tout en attendant que la justice rende son verdict.



