Un ancien dentiste exerçant en Lozère a été condamné ce jeudi à six ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Mende pour des actes de mutilation dentaire commis sur des dizaines de patients. L'homme, âgé de 58 ans, a été reconnu coupable de violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, ainsi que de faux et usage de faux.
Des années de souffrance pour les victimes
Les faits, qui se sont déroulés entre 2010 et 2020, ont concerné au moins trente-deux patients, dont plusieurs ont subi des extractions dentaires abusives et des soins inappropriés. Certaines victimes ont dû subir des reconstructions lourdes et coûteuses, et souffrent encore de séquelles psychologiques.
Un parcours médical chaotique
L'ancien praticien, qui avait déjà fait l'objet de plaintes par le passé, avait continué à exercer malgré des signalements. Les enquêteurs ont découvert qu'il effectuait des soins non justifiés, souvent douloureux, et qu'il falsifiait les dossiers médicaux pour dissimuler ses actes.
Une peine exemplaire
Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet, estimant que les actes commis étaient d'une gravité exceptionnelle. En plus de la peine de prison, le dentiste a été condamné à une interdiction définitive d'exercer la profession de chirurgien-dentiste, ainsi qu'à verser des dommages et intérêts aux victimes.
Réactions des parties civiles
Les avocats des victimes ont salué une décision « juste et nécessaire », tout en regrettant que la justice n'ait pas agi plus tôt. Plusieurs patients ont témoigné de leur soulagement, mais aussi de leur colère face à des années de souffrance évitables.
Cette affaire met en lumière les lacunes du système de contrôle des professionnels de santé, et relance le débat sur la nécessité d'une meilleure surveillance des praticiens.



