Le sénateur Laurent Burgoa a été reçu à la mairie de Manduel par le maire David-Alexandre Roux, accompagné de trois adjointes : Delphine Marty (finances), Angélique Ponzo (social) et Bérangère Fournier (communication). Cette rencontre a permis d'aborder plusieurs dossiers locaux, notamment le problème des logements sociaux, considéré comme insoluble par la municipalité.
Les objectifs de la loi SRU en question
Manduel ne compte que 11 % de logements sociaux, loin des 25 % exigés par la loi SRU. Cette situation entraîne des pénalités financières lourdes : 140 000 € en 2025 et 156 000 € en 2026. Le maire a souligné la difficulté de concilier les objectifs quantitatifs de la loi avec les aspirations des habitants, qui préfèrent les maisons individuelles aux logements en hauteur. Le sénateur Burgoa a reconnu que la loi mériterait d'être amendée, notamment parce que plus on crée de logements, plus il faut en créer pour atteindre les 25 %. Il a annoncé qu'un débat aura lieu au Parlement sur ce sujet.
Extension des prérogatives de la police municipale
La municipalité souhaite étendre les missions et prérogatives de la police municipale. Le sénateur a indiqué qu'un texte a déjà été adopté par le Sénat et sera prochainement soumis au vote de l'Assemblée nationale.
Projets d'aménagement : Sénioriale et zone Magna Porta
D'autres projets ont été évoqués, comme la création d'une Sénioriale sur l'emprise Mazoyer, rue de Bellegarde, ainsi que l'achat et la reconversion globale en aménagements publics. L'aménagement de la zone Magna Porta a également été discuté ; selon David-Alexandre Roux, maire et vice-président de Nîmes métropole, son intérêt dépasse celui de la seule commune de Manduel. Il s'est interrogé : « Bien que ce ne soit pas actuellement dans le projet, ne finira-t-on pas y autoriser des logements si on ne parvient pas à l'occuper à 100 % d'activités économiques ? »



