Laurie Salin, alias «Boss Lady», influenceuse et jet-setteuse de 39 ans, a été condamnée ce mardi par la cour d'appel de Basse-Terre (Guadeloupe) pour trafic d'armes, rapporte Le Parisien. Elle écope de cinq ans de prison ferme, assortis de quinze ans d'interdiction de port d'arme et trente mois d'interdiction de paraître dans le département des Antilles, ainsi qu'à Saint-Barth et Saint-Martin.
Du strass à la détention
Diplômée en biologie, Laurie Salin est devenue influenceuse et figure des nuits de la jet-set guadeloupéenne après avoir été la compagne d'un chef de gang local. Elle a cultivé sur les réseaux sociaux et dans des clips de rap une image de femme d'affaires provocatrice. Mais le strass s'est terni en 2023, lorsqu'elle a été arrêtée et placée en détention provisoire, accusée d'être la tête pensante d'un réseau d'importation d'armes à feu et de munitions depuis l'île de la Dominique voisine, destinées à alimenter les gangs de Guadeloupe. L'accusation repose sur des milliers de pages d'écoutes et de conversations WhatsApp interceptées.
Une peine réduite en appel
Devant la justice, Laurie Salin a soutenu s'être inventé un personnage de «dure à cuire» pour faire le buzz. Cependant, elle a été condamnée en première instance, en septembre 2025, à huit ans de prison ferme. La nouvelle peine de cinq ans prononcée en appel couvre presque entièrement sa longue détention provisoire, souligne le quotidien. Elle devrait sortir dans les prochaines semaines de détention.
Symbole du fléau des armes à feu
L'influenceuse est devenue un symbole du fléau de la prolifération des armes à feu en Guadeloupe. L'île a encore été endeuillée dans la nuit par une fusillade sur fond de narcotrafic qui a tué deux femmes et blessé quatre autres personnes, dont un enfant.



