Licenciée pour trop de Post-it à Milan, elle gagne son procès
Licenciée pour trop de Post-it, elle gagne son procès

Une employée d'une société financière à Milan, licenciée pour avoir collé trop de Post-it dans son bureau, a été réintégrée par la justice italienne. Le tribunal du travail de Milan lui a accordé une indemnité de 33 000 euros, soit l'équivalent de douze mois de salaire, ainsi que le remboursement des frais de justice, rapporte le Corriere della Sera.

Des Post-it pour rappeler les règles de bienséance

La quadragénaire avait pour habitude de coller sur les ordinateurs et les tiroirs de ses collègues des messages comme « Ne fouillez pas dans les tiroirs », « Ne traînez pas à la réception », « Ne touchez pas aux ordinateurs des autres » ou « N'ouvrez pas les placards des autres ». Ces Post-it visaient à rappeler à ses collègues les règles de bienséance et de politesse au sein de l'entreprise.

L'entreprise a toutefois estimé que l'affichage « continu et compulsif » de ces notes sur le lieu de travail constituait un comportement grave et préjudiciable, d'autant que l'employée n'y était pas autorisée. Une procédure disciplinaire a été engagée à son encontre, aboutissant à son licenciement pour faute grave.

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La lettre de licenciement et les accusations

Dans la lettre de licenciement qui lui a été adressée, l'entreprise écrivait : « Comme dans toute relation de travail, vous êtes tenue d'éviter tout comportement et conflit susceptible de nuire au climat interne et d'avoir un impact négatif sur l'organisation, l'environnement de travail et la qualité du travail. »

La lettre ajoutait : « Vous avez pour habitude d'adopter un comportement agressif, vulgaire et conflictuel envers vos collègues, en violation flagrante des principes et des règles. » Il lui était également reproché l'agressivité manifestée envers ses collègues, enfreignant le code de déontologie du groupe bancaire propriétaire de la société financière.

La décision du tribunal de Milan

En mai 2025, sans emploi, la quadragénaire a décidé de contester la décision de justice. La juge du travail du tribunal de Milan a alors décidé de la réintégrer, estimant que la persistance de ces messages ne prouvait pas que la femme licenciée ait été la principale responsable de la situation.

La quadragénaire a ainsi reçu une indemnité de 33 000 euros, soit l'équivalent de douze mois de salaire, ainsi que le remboursement des frais de justice. Cette décision met un terme à un litige qui aura duré un an et demi.

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