Jet-setters de la Côte d'Azur convoqués en justice pour loyer impayé malgré leur train de vie luxueux
Jet-setters de la Côte d'Azur en justice pour loyer impayé

Un couple de jet-setters poursuivi pour loyer impayé sur la Côte d'Azur

Un jeune couple de jet-setters, menant grand train sur la Côte d'Azur, a été cité à comparaître devant le tribunal correctionnel de Nice par le propriétaire d'une villa de luxe qui les accuse de ne pas avoir payé leur loyer. Cette affaire oppose des apparences de richesse ostentatoire à des difficultés de paiement surprenantes.

Un train de vie somptueux documenté sur les réseaux sociaux

Lola, 21 ans, ancienne sportive de haut niveau reconvertie en influenceuse, et Gildas, 24 ans, affichent régulièrement sur leurs réseaux sociaux un mode de vie luxueux : voyages en jet privé, balades en yacht sur la Méditerranée, séjours à Dubaï, et cadeaux somptueux au pied d'un sapin de Noël dans leur villa. Pourtant, ce couple est aujourd'hui poursuivi pour non-paiement d'un loyer de 58.000 euros pour deux mois d'occupation d'une villa contemporaine de plus de 350m² avec vue sur la presqu'île des milliardaires à Villefranche-sur-Mer.

Des versions contradictoires sur les paiements

Le propriétaire, Jean-Marie, affirme que le couple lui a fait miroiter des virements depuis une succession de comptes en ligne qui auraient été « refusés les uns après les autres ». Gildas, quant à lui, évoque un paiement de « 20.000 euros en liquide » qu'on lui aurait réclamé avant même l'entrée dans les lieux. Me Tom Michel, avocat du couple souvent présenté comme « l'avocat des influenceurs », assure ne pas avoir été avisé de cette procédure pénale et affirme que ses clients « ont payé ce qu'ils devaient et même plus ».

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Un parcours personnel énigmatique

Malgré leur train de vie luxueux, le parcours de Gildas intrigue. Bien qu'il affirme vivre sur la Côte d'Azur « depuis plusieurs années », son adresse permanente est celle d'un logement HLM dans une petite commune du Finistère, « celle de ma mère », justifie-t-il. Il déclare avoir fait fortune « dans les cryptomonnaies et d'autres affaires, y compris à l'étranger », mais la seule trace d'activité professionnelle à son nom est une auto-entreprise de « services d'information » radiée moins de deux ans après sa création.

Des dépenses somptuaires documentées

Les documents oubliés par le couple dans la villa attestent de dépenses considérables : 11.800 dirhams (environ 2.800 euros) pour deux paires de sneakers Louis Vuitton à Dubaï, 190.500 euros pour une Porsche 992 GT3 bleue acquise chez un concessionnaire monégasque. Lors d'une saisie conservatoire, l'huissier a inventorié des objets de luxe : sac Chanel, valise Louis Vuitton rose, PlayStation 5, casque Ferrari Lewis Hamilton, bottes Christian Dior, mocassins Hermès. Gildas se plaint cependant qu'un certain nombre d'objets, « notamment une montre Rolex », aient « disparu » lors de cet inventaire.

Une affaire qui divise

L'avocat du couple martèle que son client « n'a rien d'un Rocquencourt » et « n'est absolument pas un escroc », mais plutôt « un jeune homme malin qui a gagné de l'argent très vite ». Le propriétaire, qui se souvient du couple arrivant « dans une Porsche bleue accompagnés d'un garde du corps », avait pourtant initialement pensé qu'il s'agissait de « gosses de riches ». La justice devra maintenant trancher cette affaire qui oppose des apparences de richesse à des difficultés de paiement surprenantes.

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