La disparition de Jason Arday, ancien professeur à l'université de Cambridge, retrouvé mort vendredi, a provoqué une onde de choc. Des voix s'élèvent désormais pour réclamer une enquête approfondie sur les actes de harcèlement qu'il aurait subis, selon des informations rapportées par Le Monde.
Un professeur respecté, une mort soudaine
Jason Arday, connu pour ses travaux en sociologie de l'éducation, avait rejoint Cambridge en 2023. Il était l'un des plus jeunes professeurs noirs de l'histoire de l'université. Sa mort, survenue vendredi, a été annoncée par sa famille, qui a évoqué un « effondrement soudain ». Les circonstances exactes restent floues, mais des proches et des collègues ont rapidement évoqué des mois de pressions et de comportements hostiles à son encontre.
Des témoignages accablants
Plusieurs témoignages, recueillis par des médias britanniques, décrivent un climat de travail délétère. Un ancien collègue, sous couvert d'anonymat, a confié : « Jason subissait des critiques constantes, parfois humiliantes, lors des réunions. Il était isolé et semblait épuisé. » Ces éléments ont conduit des universitaires et des associations à demander l'ouverture d'une enquête indépendante sur les conditions de travail au sein du département de sociologie.
Un appel à la transparence
La famille de Jason Arday a publié un communiqué appelant à « une enquête complète et transparente » pour faire la lumière sur les circonstances de sa mort et sur les allégations de harcèlement. L'université de Cambridge, de son côté, a exprimé ses condoléances et affirmé qu'elle « prendrait toutes les mesures nécessaires » pour examiner les faits. Cependant, des voix critiques dénoncent une réponse jugée trop lente et appellent à des actions concrètes.
Un impact durable sur la communauté académique
Cette affaire a relancé le débat sur la santé mentale et la charge pesant sur les enseignants issus de minorités. Selon une étude récente, près de 30 % des professeurs noirs au Royaume-Uni déclarent avoir subi des discriminations ou du harcèlement. Pour beaucoup, la mort de Jason Arday est un signal d'alarme. Une pétition, lancée en ligne, a déjà recueilli plus de 5 000 signatures pour exiger une réforme des procédures internes de signalement. L'université a promis de publier un rapport dans les prochaines semaines, mais la famille et les soutiens attendent des engagements fermes.



