Ivre à moto à Saint-Ambroix : sursis probatoire, le parquet fait appel
Ivre à moto : sursis probatoire, le parquet fait appel

Un homme de 34 ans, originaire des Bessèges, a été condamné jeudi 20 août par le tribunal d'Alès à dix mois de prison avec sursis probatoire après avoir chuté à moto en état d'ivresse à Saint-Ambroix (Gard). Le ministère public, qui avait requis dix mois ferme, la révocation de deux sursis probatoires et un maintien en détention, a immédiatement interjeté appel de cette décision.

Une chute à moto avec 2 g d'alcool dans le sang

Les faits se sont déroulés le 18 août, en début de soirée, sur le boulevard du Portalet à Saint-Ambroix. Le prévenu, qui circulait à moto non homologuée pour la route, a chuté. Les contrôles ont révélé un taux de 2 g d'alcool par litre de sang, alors que son permis de conduire était suspendu. Présentant dix mentions sur son casier judiciaire, toutes liées à une problématique alcoolique, il a été déféré au palais de justice d'Alès pour une comparution immédiate.

Le parquet dénonce une "fausse promesse"

Lors de l'audience, le substitut Quentin Larroque a exprimé son scepticisme quant à la volonté de changement du prévenu, déclarant : "C'est une chimère, une fausse promesse. Vous préférez la boisson à la réinsertion et à votre famille." Le parquet a requis dix mois de prison, la révocation de deux peines avec sursis probatoire équivalant à un an d'incarcération, ainsi qu'un maintien en détention, soulignant le passé judiciaire chargé du mis en cause, père d'un enfant de 3 ans et dont la compagne est enceinte.

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La défense plaide la sincérité et les soins

Me Euria Thomasian, avocate de la défense, a contesté des "réquisitions extrêmement dures" pour un homme "qui a des difficultés certaines. L'alcool a véritablement une emprise sur lui. Depuis 2023, il se fait soigner. Il a envie de s'en sortir, mais il n'y arrive pas. Il est sincère devant vous." Elle a bataillé contre le mandat de dépôt et la double révocation des sursis probatoires, plaidant pour que le tribunal tienne compte des démarches de soins entreprises par son client.

Le tribunal privilégie les soins, le parquet fait appel

Le tribunal a finalement condamné le prévenu à dix mois avec sursis probatoire, une décision motivée par les efforts de réinsertion du mis en cause. Le président de l'audience, Vincent Edel, a indiqué : "Nous avons tenu compte des démarches que vous entreprenez depuis un certain temps." Cette décision a contrarié le parquet, qui a rapidement interjeté appel, laissant la procédure se poursuivre devant la cour d'appel de Nîmes.

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