Un Italien intercepté avec 122 250 € en faux billets
Le 6 juillet 2026, les douanes françaises ont interpellé un ressortissant italien de 58 ans sur l'aire de repos de Vidauban, dans le Var. L'homme transportait 122 250 euros en faux billets de 50 et 100 euros, dissimulés dans un sac placé au pied du siège passager. Les douaniers ont rapidement suspecté la contrefaçon en constatant que plusieurs billets portaient des numéros de série identiques.
Audience de comparution immédiate à Draguignan
Présenté en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Draguignan le 8 juillet, le prévenu, prénommé Mauro, originaire de Turin, a été jugé pour transport de faux billets. Il a affirmé ne pas avoir eu la curiosité de regarder le contenu du sac, qu'il devait livrer à Marseille pour le compte d'un ami. « Il m'avait demandé de livrer un sac là-bas. J'ai accepté pour rendre service », a-t-il déclaré, précisant avoir été rémunéré 500 euros pour ce trajet de 410 kilomètres.
Réquisitions du procureur
Le procureur Alexandre Apel a souligné la gravité des faits : « Nous sommes face à un cas typique de faux monnayage international, avec tout ce que cela implique en termes d'inflation, d'insécurité monétaire et de nuisances à l'économie. Face à cela, le prévenu n'offre que des explications légères. Il est serein. La réponse de la justice doit être ferme. »
Plaidoirie de la défense
Me Hamdi Ben Ali, avocat du prévenu, a plaidé la bonne foi de son client : « Il ne savait pas qu'il transportait des billets, encore moins des faux. Il a prouvé sa bonne foi en donnant le code de son téléphone et les coordonnées de son ami. Mais l'enquête n'est pas allée plus loin. On n'a pas appelé ce dénommé Yacine, on n'a même pas effectué de relevé ADN sur les billets… »
Condamnation et interdiction de territoire
Le tribunal a estimé que les faits constituaient « une délinquance organisée » et a condamné Mauro à deux ans de prison ferme, une amende de 10 000 euros et une interdiction de territoire français pendant cinq ans. Il devra purger sa peine en détention et ne pourra plus revenir en France après sa libération.



