L'Iran a exécuté un homme reconnu coupable d'« actions opérationnelles » lors des manifestations antigouvernementales de janvier, a rapporté l'agence de presse officielle Irna, samedi 23 août. Cette exécution porte à au moins huit le nombre de personnes mises à mort en lien avec le mouvement de contestation qui a secoué le pays.
Une condamnation pour « actions opérationnelles »
L'homme, dont l'identité n'a pas été divulguée par les autorités, a été exécuté dans une prison de la province de Téhéran. Il avait été condamné à mort pour avoir participé à des « actions opérationnelles » durant les manifestations qui ont éclaté en janvier, a précisé l'agence Irna, citant le pouvoir judiciaire.
Cette exécution s'inscrit dans une série de condamnations capitales prononcées à l'encontre de personnes impliquées dans la contestation. Selon un décompte établi par l'agence Reuters, au moins huit personnes ont été exécutées jusqu'à présent en lien avec ces manifestations, qui avaient été déclenchées par la mort d'un jeune homme en détention.
Un mouvement de contestation durement réprimé
Les manifestations de janvier, les plus importantes depuis des années en Iran, avaient été provoquées par le décès en détention d'un homme de 22 ans, après son arrestation par la police des mœurs. Le mouvement, qui réclamait davantage de libertés et la fin du port obligatoire du voile, avait été marqué par une répression sévère.
Les autorités iraniennes ont justifié ces exécutions par la nécessité de punir les « ennemis de la sécurité nationale » et de dissuader toute nouvelle contestation. Les organisations de défense des droits de l'homme, comme Amnesty International, ont dénoncé des procès inéquitables et des condamnations fondées sur des aveux extorqués sous la torture.
Des appels à la communauté internationale
Plusieurs pays occidentaux, dont la France et l'Allemagne, ont condamné ces exécutions et appelé Téhéran à cesser ces pratiques. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a également exprimé sa profonde inquiétude face à l'accélération des mises à mort.
Malgré ces critiques, la justice iranienne a poursuivi son processus, affirmant que les condamnations avaient été prononcées après des procédures légales et des possibilités d'appel. Cette nouvelle exécution intervient alors que les tensions entre l'Iran et la communauté internationale restent vives, notamment sur le dossier nucléaire et les droits humains.



