Les investigations sur plusieurs incendies survenus dans les Pyrénées-Orientales se poursuivent. Vendredi, le parquet de Perpignan a annoncé qu’un homme de 41 ans, soupçonné d’avoir volontairement provoqué un départ de feu à Calce mardi, comparaîtra en comparution immédiate le 26 août. Placé en garde à vue depuis mardi, il a été mis en détention provisoire dans l’attente de son procès pour « dégradation ou détérioration du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes ».
Un suspect déjà condamné
Le procureur de la République de Perpignan, Jérôme Bourrier, précise dans un communiqué que cet homme a déjà été condamné, notamment pour des infractions à la législation sur les stupéfiants. Par ailleurs, la garde à vue d’un homme de 49 ans, interpellé jeudi et soupçonné d’être à l’origine volontaire d’un incendie de végétation ayant parcouru 40 hectares à Perpignan et Rivesaltes, doit être prolongée vendredi.
Enquêtes en cours pour d’autres feux
Le parquet est également revenu sur l’incendie du 2 juillet à Canet-en-Roussillon et Sainte-Marie-la-Mer. Selon Jérôme Bourrier, son origine est humaine, mais les investigations ne permettent pas encore de déterminer s’il s’agit d’un accident ou d’un acte volontaire. « Toutes les hypothèses restent étudiées », indique le procureur.
Concernant le feu de Trévillach, déclenché le 4 juillet et qui a parcouru 4.900 hectares, l’enquête se poursuit également. Alors que les pompiers étaient sur le point de le maîtriser vendredi, le procureur souligne que « toutes les hypothèses restent envisagées […] dont celle de l’acte de malveillance ». Cet incendie a conduit à l’évacuation de jusqu’à 12.000 personnes.



