Un double séisme d'une rare violence a frappé le Venezuela le 10 juillet 2026, provoquant la mort de plus de 4 000 personnes, selon un bilan provisoire communiqué par les autorités locales. La secousse principale, de magnitude 7,8, a été suivie d'une réplique de magnitude 7,4 quelques heures plus tard, aggravant les dégâts dans la région de l'État de Sucre, au nord-est du pays.
Des villes dévastées et des milliers de sinistrés
Les villes de Cumaná, la capitale de l'État de Sucre, et Carúpano ont été particulièrement touchées. Des immeubles se sont effondrés, des routes ont été coupées et de nombreux habitants sont portés disparus. Les hôpitaux, déjà fragiles, sont débordés. « C'est une tragédie sans précédent. Nous mobilisons toutes nos ressources », a déclaré le président vénézuélien, Nicolás Maduro, lors d'une allocution télévisée.
Selon l'Institut géologique des États-Unis (USGS), l'épicentre du premier séisme se situait à 30 kilomètres au nord de Cumaná, à une profondeur de 10 kilomètres. La réplique, survenue à 02h00 heure locale, a compliqué les opérations de secours.
Un bilan humain lourd et des infrastructures en ruine
Le bilan provisoire fait état d'au moins 4 023 morts et plus de 10 000 blessés. Les autorités craignent que le nombre de victimes n'augmente encore, car de nombreuses personnes sont encore sous les décombres. Plus de 200 000 personnes ont été évacuées ou ont perdu leur logement.
Les dégâts matériels sont immenses : des ponts se sont effondrés, des réseaux électriques et de communication sont hors service. Le gouvernement a décrété l'état d'urgence dans les zones sinistrées et a demandé l'aide internationale.
Une région sismique mais mal préparée
Le Venezuela est situé dans une zone sismique active, mais le pays n'avait pas connu de séisme d'une telle ampleur depuis plusieurs décennies. Les constructions, souvent précaires, n'ont pas résisté aux secousses. « Nous étions conscients du risque, mais les moyens de prévention et de réaction sont insuffisants », admet un expert en gestion des risques, sous couvert d'anonymat.
Les secouristes, venus de tout le pays, travaillent sans relâche pour retrouver des survivants. Des équipes de recherche et de sauvetage du Mexique et de la Colombie sont attendues dans les prochaines heures.
Un appel à la solidarité internationale
L'ONU a exprimé sa solidarité et propose une aide d'urgence. Le Fonds central d'intervention d'urgence (CERF) a débloqué 15 millions de dollars pour les premières opérations. Plusieurs pays, dont les États-Unis, la Russie et la Chine, ont offert leur assistance.
Cette catastrophe survient dans un contexte de crise économique et politique au Venezuela, compliquant encore la réponse humanitaire. Les besoins sont immenses : abris, nourriture, eau potable et soins médicaux.



