Situées au milieu des garrigues méditerranéennes, partiellement en zone Natura 2000 et à 1 km de l'étang, les Écuries de Java bénéficient d'un environnement boisé de 56 hectares. Ce cadre privilégié pour les pensionnaires et les cavaliers comporte toutefois un revers : le risque d'incendie, qui préoccupe de plus en plus les professionnels du milieu équestre.
Un site boisé de 56 hectares sous surveillance
Le site offre aux chevaux et poneys un lieu de vie exceptionnel, avec des parcours de promenade menant à l'Oppidum de Gaujac ou encore au Pont du Gard. Stéphanie Giuliani, créatrice et gérante du site, explique : « Nous avons des parcs qui mêlent des zones de forêts, de pinèdes et de garrigues pour des balades sécurisées, avec un ébranchage à deux mètres de hauteurs et bien sûr, le passage d'un broyeur forestier, de rognage des souches anciennes au sol sur une surface de 10 hectares. »
Malgré ces mesures, la crainte d'un feu de forêt reste vive. « Chaque année l'actualité, et particulièrement celle de cette saison estivale, nous fait craindre un feu de forêt », ajoute-t-elle.
Une peur croissante dans le milieu équestre
Ce risque est au cœur des préoccupations des propriétaires et des professionnels. « Depuis trois ou quatre ans, dans le milieu équestre, on entend de plus en plus de professionnels et de particuliers avoir peur qu'un feu se déclenche proche du lieu de vie de leurs chevaux », témoigne Stéphanie Giuliani.
Les particuliers redoutent de voir leurs écuries brûler et cherchent auprès des professionnels un moyen d'héberger rapidement leurs chevaux, mais surtout de pouvoir les acheminer en lieu sûr. « Tous ne sont pas équipés du transport spécifique qui est très coûteux », précise-t-elle.
Une solidarité d'acier en cas d'urgence
Stéphanie Giuliani a une cinquantaine de pensionnaires. Une bétaillère poids lourd peut accueillir entre 10 et 12 chevaux. En cas d'incendie, il faut pouvoir faire venir beaucoup de camions, et tous les centres équestres n'en sont pas équipés. « Il faut un point de chute pour eux, avec la panique les animaux ne montent pas facilement dans les camions. C'est une situation très stressante à laquelle on pense tous », explique-t-elle.
Heureusement, une solidarité s'organise dans le milieu. « Les particuliers viennent avec leurs vannes et tous les centres équestres alentours apportent leur aide, comme ça a été le cas pour l'incendie à Vallabrix », conclut Stéphanie Giuliani.



