Jessica Moretti, épouse de Jacques Moretti, copropriétaire du bar Le Constellation à Crans-Montana, a été hospitalisée dans la nuit du 11 au 12 août 2026 avec un traumatisme crânio-facial grave, après des violences conjugales. Son mari a été placé en détention provisoire, selon les informations rapportées par le Corriere della Serra et confirmées par une source à BFMTV.
Une hospitalisation après des violences conjugales
Dans la nuit du 11 au 12 août, les voisins du couple Moretti ont entendu des cris provenant de leur villa et ont alerté les forces de l'ordre. À leur arrivée, les secours ont pris en charge Jessica Moretti, consciente, qui présentait un « traumatisme crânio-facial grave » nécessitant une admission aux urgences traumatologiques, ainsi qu'« une fracture au pied, des hématomes sur le corps et sur le visage, des plaies aux genoux et au coude », précise une source à BFMTV.
Jessica Moretti a été transportée en ambulance et hospitalisée, tandis que Jacques Moretti a été arrêté sur place. Depuis, la quadragénaire a pu rentrer chez elle. Le parquet a ouvert une procédure pénale à l'encontre de Jacques Moretti, mais son épouse n'a pas déposé plainte.
Jacques Moretti en détention provisoire
Accusé de violences conjugales, Jacques Moretti a été placé en détention provisoire. Ses avocats, ainsi que ceux du couple, ont déclaré : « Ces faits, instruits au sein d'une procédure distincte, relèvent exclusivement de leur vie intime de sorte que nous n'apporterons aucun commentaire. »
Cette affaire s'ajoute à la procédure judiciaire déjà en cours concernant l'incendie du bar Le Constellation, survenu dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026. Cet incendie a fait 41 morts et 115 blessés dans la station de ski de Crans-Montana. Jacques et Jessica Moretti font partie des 16 personnes placées sous investigation pénale pour « incendie par négligence, homicide par négligence et lésions corporelles graves par négligence » dans le cadre de l'enquête sur ce drame.
Un contexte déjà chargé
Le couple Moretti, propriétaire du bar incendié, avait déjà suscité l'émoi en annonçant leur intention de rouvrir deux établissements, six mois après le drame. Une pétition, signée près de 30 000 fois, demande qu'aucune réouverture d'établissements ne soit autorisée.
L'enquête sur l'incendie se poursuit, et les investigations sur les violences conjugales sont menées dans une procédure distincte, conformément aux déclarations des avocats du couple.



