Incendie à Alès : un homme jugé pour violences sur policiers en garde à vue
Incendie à Alès : jugé pour violences sur policiers

Un homme de 39 ans, domicilié dans le quartier des Prés Saint-Jean à Alès, a été jugé ce lundi 23 juin en comparution immédiate au palais de justice de la capitale des Cévennes. Il était suspecté d'avoir volontairement mis le feu dans la cage d'ascenseur au huitième étage d'une tour de la rue Sully-Prudhomme, dans la nuit du 20 au 21 juin. Interpellé le 21 juin, il avait été placé en garde à vue, mais les choses ont rapidement dégénéré au commissariat.

Des témoignages accablants

D'après le président de l'audience, Vincent Edel, des témoignages désignent le prévenu comme l'auteur de l'incendie. Cependant, lors de sa garde à vue, il a refusé de se soumettre à une recherche d'hydrocarbures sur ses mains, réclamée par la police technique et scientifique. Il est également accusé d'avoir été violent envers un policier, d'avoir insulté d'autres agents et d'avoir menacé de mettre le feu au domicile de l'un d'eux.

Le prévenu dénonce des mensonges

À la barre, l'homme a vigoureusement contesté les faits : "Ils ont complètement menti, Monsieur. Ils ont tous menti !" Il a reconnu des outrages, mais a dénoncé l'agressivité des policiers. La vidéosurveillance du poste, sans son, le montre d'abord calme. Interrogé sur son refus du test, il a expliqué : "C'est mon collègue qui a jeté les gants le premier, et moi j'ai suivi…" Il a ajouté que les forces de l'ordre "cherchaient un coupable" et les avaient arrêtés "au passage, au niveau du lycée."

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Un casier judiciaire chargé

Le prévenu compte déjà deux condamnations pour incendie volontaire. La dernière, prononcée en mai, comprenait 18 mois de prison dont 9 avec sursis probatoire, peine qui vient d'être mise à exécution. Le substitut du procureur, Quentin Larroque, a souligné la menace de mettre le feu à la maison d'un policier : "Ce qui peut ne pas être de vains mots venant de sa part." Il a requis 18 mois de prison, un maintien en détention et la révocation de trois mois du sursis probatoire.

La défense plaide le doute

Me Karim Derbal, avocat de la défense, a invité le tribunal à se fier à la vidéo : "95 % du temps, il y a quelqu'un de passif, c'est mon client." Il a pointé "un manque de discernement de la part des forces de police" face à une personne au "profil psychiatrique instable" et a plaidé la relaxe pour les violences. Le prévenu a conclu : "Moi, tout ce que j'ai à dire, c'est que c'est une injustice, c'est tout !"

La décision du tribunal

Le tribunal a relaxé l'homme des violences "au bénéfice du doute", mais l'a condamné à six mois d'emprisonnement avec maintien en détention pour les outrages et menaces.

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