VivaTech 2025 : la French Tech dévoile sa nouvelle promotion et ses ambitions
VivaTech 2025 : la French Tech dévoile sa nouvelle promotion

Le salon VivaTech, rendez-vous incontournable de l'innovation, a donné le coup d'envoi de sa 10e édition du 17 au 20 juin à Paris Expo Porte de Versailles. Cet événement réunit des milliers de start-up et constitue pour la French Tech un levier sans égal pour valoriser les entreprises nationales qui innovent. Julie Huguet, directrice de la Mission French Tech, revient sur les enjeux de l'écosystème français des start-up, porté par l'État depuis 2013.

Un salon essentiel pour la French Tech

Selon Julie Huguet, VivaTech est un salon essentiel, une vitrine exceptionnelle pour la France qui fait rayonner le pays toute l'année. Sur le stand de la French Tech, une centaine de délégations aux besoins très ciblés seront reçues et orientées. "C'est une petite machine de guerre pour nous", souligne-t-elle. Plusieurs annonces y seront faites, dont celle de la promotion 2026 du classement Next40/120.

Le classement Next40/120 : une évolution des critères

Lancé il y a sept ans, ce classement des 120 start-up françaises au potentiel de devenir des championnes a évolué. Auparavant basé sur la performance économique, il intègre désormais des critères comme le nombre de brevets déposés et de sites industriels. Le Next40 repose quant à lui sur un jury qui sélectionne des entreprises ayant le potentiel de devenir des géants tout en créant de la valeur pour la France, que ce soit en aidant d'autres entreprises à être plus compétitives ou en apportant des solutions au bien commun.

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Une nouvelle génération de start-up : les deep tech

Les raisons de ces changements ? L'émergence d'une nouvelle génération de start-up de taille significative : les deep tech, à l'origine d'innovations de rupture dans des secteurs clés comme l'intelligence artificielle, la robotique, le quantique et la cybersécurité. "Nous voulons diriger l'innovation vers de l'utilité publique, de l'utilité pour le citoyen", explique Julie Huguet.

La promotion 2026 : 24 nouveaux entrants

La promotion 2026 compte 24 nouveaux entrants et 24 sortants. Dans le domaine de l'IA, AMI Labs entre grâce à une levée de fonds record de près d'un milliard d'euros. H-Company travaille sur l'utilisation autonome des ordinateurs, Mistral reste dans le Next40, et Gradium se concentre sur l'IA vocale. Des entreprises orientées vers le bien commun, comme Hublo (gestion RH pour les hôpitaux), font également leur entrée. Aura Aero développe des avions électriques, et dans l'informatique quantique, Qobly rejoint le Next40 après une levée de fonds de 115 millions d'euros.

La French Tech en chiffres

Aujourd'hui, la French Tech compte 18 000 start-up sur tout le territoire, tous secteurs confondus, créant environ 450 000 emplois directs (1,4 million en incluant les emplois indirects), soit l'équivalent du secteur automobile. Les entreprises du Next40/120 représentent 10 % des emplois créés par les start-up en France.

Start-up ou pas ?

Certaines entreprises du classement dépassent les 100 millions d'euros de chiffre d'affaires. Mais quand cesse-t-on d'être une start-up ? "C'est une entreprise qui a le potentiel de devenir rapidement un leader international", rappelle Julie Huguet. La croissance, l'entrée en Bourse ou la position de leader sont des indicateurs. Aux États-Unis, ce chemin est rapide (2-3 ans pour être coté au Nasdaq), tandis qu'en France, il faut 10 à 15 ans pour atteindre une taille similaire.

Le frein de l'international

Pour Julie Huguet, le principal frein est l'international. "Si on veut créer des champions capables de rivaliser avec les leaders américains, les start-up françaises doivent conquérir les marchés étrangers plus rapidement." Cette année, seulement 38 % du chiffre d'affaires de la promotion est réalisé à l'étranger. "On doit vraiment renforcer cette brique internationale."

Un enjeu politique pour 2027

Interrogée sur l'impact des échéances électorales de 2027, Julie Huguet estime que la French Tech doit montrer son importance économique et sa capacité à répondre aux enjeux de demain. "On n'a jamais eu autant besoin de solutions souveraines. La French Tech nécessite un portage politique : c'est stratégique pour l'économie du pays, pour le bien commun et pour le citoyen."

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