Incendiaire récidiviste condamné à quatre ans ferme dans l'Hérault
Incendiaire récidiviste condamné à 4 ans ferme dans l'Hérault

Un homme de 38 ans, déjà connu pour des faits d'incendie volontaire, a été condamné ce mercredi à quatre ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Montpellier. Il lui était reproché d'avoir provoqué plusieurs départs de feu dans l'Hérault, dont un qui a détruit près de 800 hectares de végétation en août 2026. Le prévenu, qui a reconnu les faits, a qualifié son geste de « pire des mauvaises idées » qu'il ait eues.

Un parcours judiciaire chargé

L'homme, décrit comme ayant un « parcours cabossé », était déjà connu des services de police pour des faits similaires. Selon les informations du parquet, il avait déjà été condamné à trois reprises pour des incendies volontaires. Cette nouvelle affaire a débuté le 12 août 2026, lorsqu'un premier feu s'est déclaré sur la commune de Gignac, suivi de deux autres départs de feu dans les jours suivants sur les communes de Saint-André-de-Sangonis et de Montarnaud.

Les enquêteurs ont rapidement établi un lien entre ces différents sinistres, grâce à des témoignages et à l'analyse des images de vidéosurveillance. Le suspect a été interpellé le 18 août alors qu'il tentait de mettre le feu à un champ de chaume. Il a immédiatement reconnu les faits, expliquant avoir agi sous l'effet de l'alcool et d'un « mal-être » général.

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Un lourd bilan humain et matériel

Le feu le plus important, survenu le 14 août à Montarnaud, a parcouru près de 800 hectares de forêt et de garrigue. Il a nécessité l'intervention de plus de 400 pompiers, appuyés par des avions bombardiers d'eau. Aucune habitation n'a été détruite, mais plusieurs routes ont été coupées et des dizaines de personnes ont dû être évacuées par précaution. Les dégâts matériels sont estimés à plus de 2 millions d'euros, principalement pour la reconstruction des infrastructures de protection contre les incendies.

Lors de l'audience, le prévenu a présenté ses excuses aux victimes et aux habitants. « C'est la pire des mauvaises idées que j'ai eues », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il « ne se l'expliquait pas » et qu'il était « conscient des conséquences ». Son avocat a plaidé pour une peine aménageable, évoquant un « état de fragilité psychologique » et une « addiction à l'alcool ». Le tribunal a toutefois suivi les réquisitions du parquet, qui avait demandé une peine de cinq ans de prison, dont un an avec sursis.

Une peine exemplaire pour dissuader

Le procureur de la République a justifié la sévérité de la peine par la « particulière gravité » des faits et le « risque de récidive » présenté par le prévenu. Il a rappelé que les incendies volontaires représentent « un fléau » dans le département, particulièrement exposé au risque de feux de forêt. La condamnation à quatre ans ferme, assortie d'une interdiction de séjour dans l'Hérault pendant cinq ans, vise à « marquer les esprits » et à « protéger la population ».

Le prévenu a été immédiatement incarcéré à l'issue de l'audience. Il devra également indemniser les parties civiles, dont plusieurs collectivités locales qui se sont portées partie civile pour le préjudice écologique et matériel. Cette affaire illustre la détermination des autorités à lutter contre les incendies volontaires, qui ont ravagé près de 15 000 hectares dans le sud de la France durant l'été 2026.

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