Un trentenaire a comparu jeudi 18 juin devant le tribunal d’Alès pour des violences commises sur son ex-compagne dans un camping d’Allègre-les-Fumades, au nord du Gard. Les faits, survenus quatre jours plus tôt, ont été filmés par la caméra de vidéosurveillance située près de la piscine.
Des violences devant les enfants
Il est reproché à cet habitant de Saint-Ambroix, âgé de 37 ans, d’avoir tiré les cheveux de son ex-compagne et de lui avoir lancé une sacoche à la tête, et ce devant leurs enfants. L’altercation a eu lieu après un différend avec un autre résident du camping. Le prévenu, qui se présentait libre sous contrôle judiciaire, a reconnu les faits et admis qu’il était ivre ce jour-là. Concernant les cheveux tirés, il a expliqué qu’il tentait de rapprocher son ex de lui pour qu’elle l’entende malgré le bruit ambiant. Quant à la sacoche, il affirme avoir cru qu’elle prenait la défense de l’homme avec qui il venait de se disputer. « Je sais que c’est inadmissible », a-t-il déclaré.
Un casier judiciaire chargé
Le prévenu compte six condamnations à son casier judiciaire. La victime, qui a évoqué des violences passées mais reste en contact avec lui, a refusé de se constituer partie civile. Pour le substitut du procureur Quentin Larroque, « on est en plein dans les violences conjugales ». Il a ajouté : « C’est à nous de protéger Madame. Ça fait dix ans que ça dure, et il n’a pas changé. Rien n’a changé. » Le ministère public a requis 18 mois de prison, dont six avec sursis probatoire, ainsi qu’un mandat de dépôt.
La défense plaide la proportionnalité
L’avocate de la défense, Me Camille Monestier, a qualifié les réquisitions de « totalement ahurissantes ». Elle a plaidé pour un sursis probatoire, rappelant qu’il s’agissait « seulement » de cheveux tirés et d’un jet de sacoche, et que son client n’avait pas été condamné pour violences depuis dix ans. « Il est impératif de remettre les choses à leur place », a-t-elle insisté.
Une peine mixte avec bracelet électronique
Le tribunal a finalement prononcé une peine de 18 mois de prison, dont la moitié avec sursis probatoire. La partie ferme sera exécutée sous bracelet électronique, évitant ainsi l’incarcération immédiate. Cette décision vise à concilier les exigences de protection de la victime et la personnalisation de la peine.



