Huit couteaux et une lame de scie saisis à la prison de Nîmes, le syndicat alerte
Huit couteaux et une lame de scie saisis à la prison de Nîmes

Huit couteaux en céramique et une lame de scie de plus de 15 centimètres ont été découverts en l'espace de deux jours à la maison d'arrêt de Nîmes, suscitant une vive inquiétude du syndicat Ufap-Unsa Justice. Dans un communiqué publié ce mercredi 24 juin, l'organisation syndicale tire la sonnette d'alarme sur la sécurité de l'établissement et dénonce l'inaction de l'administration pénitentiaire.

Des armes conçues pour tuer

Selon le syndicat, ces saisies ne sont pas anodines. « Ces armes ne sont pas des objets anodins : elles sont conçues pour blesser, mutiler ou tuer. Combien de couteaux sont passés entre les mailles du filet ? Combien circulent actuellement dans les détentions ? Combien sont cachés en cellule en attendant d'être utilisés ? », interroge l'Ufap-Unsa Justice dans son texte. Le syndicat estime que ces découvertes révèlent une faille sécuritaire majeure au sein de la prison.

Drogue, bagarres et agressions : une cocotte-minute

La présence d'armes blanches n'est qu'un aspect du problème. Le syndicat dénonce également la circulation de cocaïne en détention, des bagarres entre détenus de plus en plus fréquentes et violentes, ainsi que des agressions contre le personnel qui « se banalisent ». « L'établissement est devenu une véritable cocotte-minute », alerte l'organisation, qui affirme avoir alerté à plusieurs reprises sans obtenir de réponse concrète.

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Les représentants syndicaux citent notamment l'agression d'un agent pénitentiaire qui n'aurait pas été suivie du transfert du détenu concerné. « Les dossiers d'orientation et de transfert (DOT) s'accumulent par dizaines et restent sans réponse, les décisions d'affectation ne s'exécutent pas », déplore le syndicat.

Une surpopulation carcérale de 257 %

La situation est aggravée par une surpopulation carcérale critique. Selon l'Ufap-Unsa Justice, le taux d'occupation de la maison d'arrêt atteint désormais 257 %, entraînant des conditions de travail « indignes » pour les personnels. Les agents sont « épuisés, écrasés par des chaleurs suffocantes, confrontés à un manque chronique d'effectifs », ajoute le syndicat.

Les infrastructures vieillissantes et le manque de moyens matériels aggravent encore les difficultés. « Des dizaines de caillebotis restent détériorés, offrant des opportunités permanentes aux trafiquants. Les drones ont désormais champ libre. Les projections se succèdent à un rythme effréné et alimentent quotidiennement les détentions en objets et produits prohibés », dénoncent les représentants syndicaux.

Des mesures urgentes réclamées

Face à ce constat alarmant, l'Ufap-Unsa Justice exige des réponses immédiates. Le syndicat réclame un désencombrement massif de l'établissement, un apport urgent d'effectifs, un recrutement immédiat de personnels techniques et la mise en œuvre sans délai d'une fouille XXL pour « assainir la situation sécuritaire ». « L'administration attend-elle un mort ? », s'interroge le syndicat, qui appelle à des actions concrètes avant qu'un drame ne survienne.

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