Hôpital de Montpellier : la CGT dénonce, la direction répond
Hôpital de Montpellier : la CGT dénonce, la direction répond

La CGT dénonce des conditions de travail dégradées au CHU de Montpellier durant l'été, évoquant une « explosion de l'absentéisme », un « épuisement des équipes » et une « multiplication des arrêts maladie ». La direction conteste ces affirmations, chiffres à l'appui, et assure avoir préparé la période estivale.

Des accusations syndicales fermes

Dans un communiqué, la CGT décrit une situation alarmante. Pierre Renard, délégué syndical, souligne que « les cadres de santé sont en première ligne. Ils doivent jongler quotidiennement avec des effectifs insuffisants […] et subissent une pression permanente qui met leur propre santé en danger ». Le syndicat réclame une « révision du coefficient de remplacement » dans une lettre adressée à la direction et à l'ARS, pointant notamment « des congés maternité ou paternité non remplacés » tout au long de l'année.

La CGT affirme que « les déclarations de la direction sont en totale contradiction avec ce que vivent les professionnels chaque jour sur le terrain ». Cette doléance constitue le principal point de discorde entre le syndicat et la direction de l'établissement.

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La direction répond point par point

Sollicitée, la direction du CHU de Montpellier s'inscrit en faux et fournit des données précises. Concernant l'absentéisme, elle indique qu'« au 31 juillet, le taux d'absentéisme du CHU de Montpellier reste stable par rapport à 2025 ». Sur les effectifs, elle précise que « le CHU est passé de 8 913 équivalents temps plein en 2025 à 9 041 en 2026 ». Parallèlement, « le nombre de postes vacants a diminué de 12,1 % », grâce à un « effort de recrutement soutenu » : depuis le 1er juin, « 417 recrutements ont été engagés tous grades confondus ».

La direction insiste sur la préparation de la période estivale, avec un « travail en amont sur les congés », la mise en place « de mensualités de remplacement dans les secteurs qui le nécessitent » et une adaptation de la capacité d'hospitalisation. Ces mesures visaient à anticiper les absences liées aux congés d'été et aux arrêts maladie.

La chaleur, un problème supplémentaire

Soignants comme patients subissent une chaleur « jamais vue » selon Pierre Renard. Le CHU a reçu des climatiseurs mobiles annoncés par la ministre de la Santé fin juillet, mais la CGT juge cet équipement insuffisant : « 40 % des locaux sont équipés, c'est un pansement dérisoire. Sans compter que ça disjoncte. Les infrastructures électriques ne sont pas prévues pour supporter une telle charge. » Cette situation aggrave les conditions de travail et de soin.

Face à ces tensions, un préavis de grève a été déposé pour le 15 septembre prochain. Les revendications porteront sur les effectifs, mais aussi sur le gel du point d'indice des salariés, que le syndicat entend remettre en cause. La direction, de son côté, maintient ses chiffres et sa position, alors que le dialogue social semble tendu à l'approche de la rentrée.

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