Après plus de huit années de procédure, la famille d'Ismaïl, un garçon de 4 ans décédé le 8 juin 2018 à Argenteuil (Val-d'Oise), a obtenu justice. Ce mercredi, le tribunal correctionnel de Pontoise a reconnu coupables d'homicide involontaire un technicien de réparation d'ascenseur, son employeur et l'assembleur de l'appareil. Le jeune enfant avait été mortellement écrasé par un ascenseur défaillant dans le centre commercial Côté Seine.
Des peines prononcées à l'encontre des trois prévenus
Le technicien, âgé de 67 ans, a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis. Son employeur, la société Bagneux Hydraulique, devra payer une amende de 80 000 euros, tandis que l'assembleur TK Elevator (ex-ThyssenKrupp) a été condamné à une amende de 225 000 euros. Ces sanctions interviennent après que les trois parties ont été jugées responsables de la mort du garçon.
À la sortie de la salle d'audience, la mère d'Ismaïl, visiblement émue, a déclaré : « La justice a su répondre au fait qu'ils ont été négligents et qu'ils sont donc tous responsables. » Elle a également exprimé son soulagement prudent : « On va pouvoir commencer, huit ans après, à avancer, je pense », tout en redoutant un éventuel appel de la part des condamnés.
Un drame survenu dans un centre commercial
Les faits remontent au 8 juin 2018. La famille d'Ismaïl s'était rendue au centre commercial Côté Seine à Argenteuil. Alors qu'une partie de la famille était sortie de l'ascenseur au premier étage, Ismaïl a vu la cabine chuter brusquement. Coincé entre la cage d'ascenseur et le palier, le garçon est décédé sur place, sous les yeux de sa mère, restée bloquée dans la cabine.
L'enquête a révélé qu'une mauvaise réparation effectuée trois ans plus tôt semblait être à l'origine du dysfonctionnement. Cette affaire met en lumière les conséquences tragiques d'une négligence dans la maintenance des équipements.
Une décision qui pourrait faire jurisprudence
Cette condamnation marque une étape importante pour la famille d'Ismaïl, qui attendait ce jugement depuis plus de huit ans. Elle souligne la responsabilité pénale des entreprises et des techniciens dans l'entretien des ascenseurs. La mère de l'enfant espère désormais tourner la page, même si la menace d'un appel plane sur cette affaire.



