Harcèlement d'une Héraultaise par son ex : 18 mois de prison et bracelet anti-rapprochement
Harcèlement d'une Héraultaise : 18 mois de prison

Une année de harcèlement et de menaces de mort

À Cournonterral, dans l'Hérault, une femme de 41 ans a vécu un véritable calvaire après sa séparation d'avec son ex-conjoint, père de ses cinq enfants. Pendant plus d'un an, elle a subi un harcèlement incessant : messages haineux sur WhatsApp, menaces de mort, dénigrement, et même des tentatives de récupération des enfants en escaladant le portail. L'homme, âgé de 41 ans, a été jugé récemment devant le tribunal judiciaire de Montpellier.

Des menaces glaçantes

Le président du tribunal a énuméré les faits : en mars 2025, l'accusé a escaladé le portail pour tenter de récupérer ses enfants, puis a envoyé des insultes à leur mère via WhatsApp. Il a menacé de faire comme Dupont de Ligonnès, affirmant rêver de la couler sous une dalle de béton. En juillet, il s'est rendu à l'école malgré une interdiction judiciaire, a envoyé des photos du lieu de travail du nouveau compagnon de son ex, et a fait parvenir une vidéo la qualifiant de perverse narcissique. Il a également agressé la victime à un feu rouge, tambourinant sur sa voiture et proférant des menaces de mort.

La peur constante d'un féminicide

La victime a déclaré : "J'ai peur d'un féminicide, du matin au soir, il m'envoie des menaces. Il a créé différents comptes pour me traquer. Mes enfants ont aussi vécu un enfer." Elle a expliqué avoir insulté son ex sous la pression du harcèlement constant. L'accusé a reconnu les faits, invoquant une dépression et des idées noires, mais le tribunal a jugé la gravité des actes.

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Une condamnation exemplaire

Le tribunal a condamné l'homme à 18 mois de prison, dont 4 mois ferme avec maintien en détention. Les 14 mois restants sont assortis d'un sursis probatoire de deux ans, avec obligation de soins, de travail et d'indemnisation de la victime à hauteur de 1 000 euros pour préjudice moral. Il lui est interdit d'entrer en contact avec la victime, de paraître à son domicile ou à Cournonterral, et de détenir une arme pendant cinq ans. Un bracelet anti-rapprochement avec alerte à 4 km et pré-alerte à 8 km a été ordonné pour deux ans.

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