Harcèlement : un homme condamné à 18 mois ferme pour avoir persécuté son ex-compagne
Harcèlement : 18 mois ferme pour avoir persécuté son ex

Un homme de 56 ans a été jugé ce vendredi 24 avril devant le tribunal correctionnel de Périgueux (Dordogne) pour harcèlement, usurpation d’identité et envois de messages malveillants à l’encontre de son ex-compagne, de la tante de celle-ci, de son beau-père et de son propre fils. La tante de la victime s’inquiète : « Quand il dit qu’il est impulsif, ça va jusqu’où ? » Cette question est d’autant plus légitime que l’avocate de la partie civile a révélé que parmi les publications justifiant l’accusation de harcèlement figurent des articles de presse évoquant les féminicides.

Un harcèlement grandissant

Le procureur Mathieu Manessier a observé que les faits « s’inscrivent dans la durée, ne font que croître ». Il a ajouté : « Au départ il ne s’agissait que de Madame. Désormais, vous visez sa famille, ses proches et son milieu professionnel. » L’élément déclencheur semble être la séparation de Fabrice Galmot avec son épouse en 2023, entérinée par un divorce pour faute à ses torts exclusifs fin 2025, selon l’avocate des parties civiles. Réfugié chez ses parents, il a commencé à la harceler en communiquant son mail ou son téléphone à des sociétés pour demander des devis, ce qui a entraîné des sollicitations de Netflix, de sociétés de télésurveillance, de salles de sport, de cuisinistes, etc.

Des actes malveillants variés

Il a également bloqué les accès aux impôts de son ex, publié une avalanche de messages malveillants sur les réseaux sociaux, modifié les horaires de la boulangerie où elle se rend sur Google, et l’a diffamée auprès de son milieu professionnel. Le harcèlement a aussi visé son fils, avec des messages comme : « Déchets. Je vais faire une publication, que je vais épingler, dans laquelle je vais dire beaucoup de choses. Et ça restera à vie sur les réseaux sociaux. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des condamnations antérieures

Depuis 2023, Fabrice Galmot a été condamné quatre fois pour ces faits, avec des peines de plus en plus lourdes : sursis, sursis probatoire, prison ferme, bracelet sous surveillance. La dernière condamnation remonte à octobre 2025. La présidente de l’audience lui a fait remarquer, effarée : « À peine vous sortez du juge d’application des peines que vous recommencez. » Les faits jugés ce vendredi ont couru jusqu’au 19 avril, mais l’avocate des victimes a estimé qu’il a continué : « Madame reçoit encore des sollicitations d’entreprises. » Le procureur a noté que seule la détention a pu arrêter cela.

Reconnaissance et condamnation

Fabrice Galmot a tout reconnu en bloc, déclarant : « Mais je ne peux pas me l’expliquer. » Selon la procédure, il a dit agir « pour les emmerder » et « récupérer mes ronds, mes biens et mes affaires ». Il a été condamné à 24 mois de prison dont 12 ferme, assortis d’un sursis probatoire de deux ans avec diverses obligations, dont celle de ne plus approcher ni entrer en relation avec les victimes. À cela s’ajoute la révocation totale du sursis de sa précédente peine, soit six mois. Au total, Fabrice Galmot doit effectuer 18 mois de prison ferme avec incarcération immédiate.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale