Bella Guilaine, une Niçoise de 42 ans, a mis fin à sa grève de la faim entamée le mardi 7 juillet 2026 devant le palais de Justice de Nice. Elle a obtenu gain de cause après que le juge a statué en sa faveur, ordonnant au locataire indélicat de restituer les clés du logement sous deux mois et de régler les arriérés de loyer.
Un combat désespéré pour une mère de famille
Cette mère de quatre enfants se battait depuis plus de trois ans contre un locataire qui ne payait plus le loyer de l'appartement dont elle est propriétaire. Incapable de faire face au remboursement du crédit et à son propre loyer, elle avait multiplié les démarches sans obtenir de décision judiciaire, malgré une audience tenue le 9 février 2026. Dans un geste de désespoir, elle avait choisi de médiatiser son combat en entamant une grève de la faim.
« J'ai eu plusieurs crises d'hypoglycémie mercredi [8 juillet] », confie cette femme de 51 kg, qui commençait à ressentir les effets de son jeûne. Sa santé s'était dégradée rapidement, mais elle tenait bon pour faire entendre sa cause.
La décision de justice tant attendue
Le jeudi 9 juillet, au troisième jour de sa grève, Bella Guilaine a reçu une nouvelle inespérée. « J'ai téléphoné à mon avocate ce matin. Elle n'avait pas eu de nouvelles. Mais elle m'a rappelée une demi-heure après. Elle venait de recevoir un mail de la greffière l'informant que le juge avait statué », raconte-t-elle. La décision ordonne au locataire de rendre les clés sous deux mois, sous peine d'expulsion, et de payer les arriérés de loyer. « J'ai dû lui demander de répéter tellement j'ai eu du mal à y croire », ajoute-t-elle, soulagée.
Une lueur d'espoir sur le plan professionnel
La bonne nouvelle ne s'arrête pas là. Bella Guilaine, actuellement sans emploi, cherche un poste en lien avec ses compétences de conductrice de poids lourds. Pendant sa grève de la faim, elle a échangé avec un homme travaillant dans une entreprise de transport qu'elle rêve d'intégrer. « Je lui avais demandé s'il était d'accord pour que je lui remette un CV. Or, ce [jeudi] matin, je l'ai recroisé. Il m'a dit avoir parlé de moi à sa directrice qui a accepté de me recevoir pour un entretien d'embauche en septembre », confie-t-elle. « Vous n'imaginez pas à quel point je suis soulagée. L'avenir se dégage enfin ! »
Cette double victoire, judiciaire et professionnelle, met fin à une période difficile pour cette mère de famille, qui espère désormais tourner la page et reconstruire sa vie.



