Grasse : un an de prison pour une agression au crochet d'égout
Grasse : un an ferme pour une agression au crochet

Le tribunal judiciaire de Grasse a condamné Yales T., 26 ans, à un an de prison avec maintien en détention et à une interdiction définitive du territoire français. Il était poursuivi pour avoir violemment agressé un homme à l'aide d'un crochet lève plaque d'égout, rue Paul Goby à Grasse, le 31 août 2026.

Une altercation pour un motif futile

Les faits se sont déroulés vers 18 heures, alors que la victime, Amine (prénom modifié), intervenait en tant que technicien pour raccorder la fibre chez un client. Une brève altercation a éclaté avec Yales T., qui lui reprochait de ne pas l'avoir salué et l'invectivait pour sa conduite dangereuse au volant d'un véhicule de société dans les rues étroites du quartier.

Selon Amine, qui a témoigné à la barre, l'agression avait un motif futile. Il a montré aux magistrats la cicatrice qui marque son flanc droit, conséquence des coups portés par le jeune homme en gilet jaune. La rixe a eu lieu à l'écart, sous un porche, après que le prévenu est allé chercher le crochet dans son coffre.

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Des blessures graves et un pronostic vital engagé

Amine s'est écroulé ensanglanté avec des côtes brisées et un pneumothorax. Son pronostic vital était engagé, et il a été évacué par les pompiers directement aux urgences de l'hôpital Pasteur à Nice. Ses blessures ont entraîné une ITT de 5 jours.

La police a rapidement identifié l'agresseur grâce aux caméras de vidéosurveillance et à la plaque d'immatriculation de son véhicule. Il a été localisé dans une chambre d'hôtel, où une perquisition a permis de retrouver de la résine de cannabis.

Des déclarations contradictoires et une condamnation

À la barre, le prévenu a déclaré : « Il m'a mis un coup de poing, j'ai jamais été violent avec lui, il s'est blessé en retombant sur le fer ». La présidente du tribunal a réfuté cette version, arguant que « pour fracturer des côtes et percer un poumon il fallait porter un coup violent, rien à voir avec une chute sur le crochet ». Elle a toutefois fait remarquer à la victime « que vous avez été un peu véhément ! »

La procureure a rejeté l'hypothèse de la légitime défense, qui « ne résiste pas aux images de la vidéosurveillance. Il s'agit de violence gratuite ». Elle a requis un an de prison avec maintien en détention. La défense, représentée par Me Yan-Erik Fajon, a rappelé le parcours « jusque-là exemplaire de ce jeune homme diplômé et travailleur ».

Dans son délibéré, le tribunal a condamné Yales T. à un an de prison avec maintien en détention et à une interdiction définitive du territoire français.

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