Népal : le bilan des inondations s'alourdit à 903 morts
Népal : 903 morts et 4.247 disparus après les crues

Le bilan provisoire des inondations dévastatrices survenues mercredi au Népal ne cesse de s'alourdir. Selon l'autorité népalaise chargée de la gestion des situations d'urgence, le nombre de morts s'élève désormais à 903, tandis que 4.247 personnes sont portées disparues. Côté chinois, les médias rapportent 16 morts et 546 disparus, portant le total provisoire à 919 morts et 4.793 disparus.

Les secouristes face à une tâche immense

Les équipes de secours poursuivent leurs recherches dans des conditions périlleuses, malgré les risques liés à une nouvelle montée des eaux. Elles espèrent notamment sauver une centaine d'ouvriers bloqués dans un tunnel. Cependant, cinq jours après la catastrophe, l'espoir de retrouver des rescapés dans la mer de boue et de débris qui a ravagé des villages entiers s'amenuise.

Dans les hôpitaux et les morgues, notamment à Bharatpur, dans le sud du Népal, les familles et les proches des disparus défilent pour tenter de reconnaître leurs êtres chers. Des images de cadavres sont diffusées sur un écran pour faciliter l'identification.

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Des cadavres emportés à plus de cent kilomètres

La puissance des flots a transporté environ 250 cadavres jusqu'au district de Chitwan, situé à plus d'une centaine de kilomètres en aval du site du désastre. Shobha Adhikary, une habitante, est convaincue que le corps sans vie couché le long d'une rivière est celui de son ami d'enfance. « C'est clair, ça lui ressemble », assure-t-elle à un volontaire. Mais ce dernier prévient que seule une identification par ADN permettra de confirmer l'identité de la victime.

Face à l'ampleur de la tâche, les autorités népalaises ont commencé dimanche à enterrer des victimes sans attendre l'identification des dépouilles, pour des raisons sanitaires. Ces inhumations sont effectuées après prélèvement d'un échantillon ADN, ont précisé les autorités, et à titre provisoire pour les victimes de confession hindoue. Les familles pourront, après identification formelle, exhumer les corps et les brûler selon la tradition.

Des infrastructures sous-dimensionnées

« De nombreux corps ont été récupérés et ils ont commencé à se décomposer », a justifié le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Amrit Bahadur Rai. Les infrastructures locales sont en effet sous-dimensionnées par rapport au nombre de corps : la morgue de Bharatpur ne peut en accueillir qu'une vingtaine. Les autorités ont donc dû entreposer les cadavres dans des locaux sous air conditionné mis à disposition par l'association des commerçants.

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