Népal-Tibet : 919 morts et 4 793 disparus après les inondations
Népal-Tibet : 919 morts et 4 793 disparus

Les inondations qui frappent le Népal et le Tibet ont causé la mort de 919 personnes et la disparition de 4 793 autres, selon les derniers bilans officiels publiés lundi 31 août. Ces chiffres, communiqués par les autorités locales, marquent une aggravation significative par rapport aux évaluations précédentes.

Un bilan humain en constante augmentation

Au Népal, le bilan officiel fait état de 412 morts et de 2 318 disparus. Au Tibet, les autorités recensent 507 décès et 2 475 disparus. Ces chiffres ont été annoncés lors d'un point de presse conjoint des centres de gestion des catastrophes des deux régions, qui coordonnent les opérations de secours.

Les pluies torrentielles, qui se sont abattues depuis le début de la semaine dernière, ont provoqué des glissements de terrain et des crues soudaines, emportant des villages entiers. Les équipes de secours, composées de militaires et de volontaires, poursuivent leurs recherches dans les zones les plus touchées, notamment dans les districts de Sindhupalchok et de Dolakha au Népal, et dans la préfecture de Shigatsé au Tibet.

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Des infrastructures détruites et des populations déplacées

Outre le lourd tribut humain, les inondations ont détruit des centaines de maisons, des ponts et des routes, isolant plusieurs communautés. Les autorités estiment que plus de 50 000 personnes ont été déplacées et vivent actuellement dans des abris temporaires. Les besoins en eau potable, en nourriture et en soins médicaux sont critiques dans les zones sinistrées.

Les gouvernements népalais et chinois ont déployé des hélicoptères pour acheminer de l'aide et évacuer les blessés. Selon le ministère népalais de l'Intérieur, « les opérations de sauvetage se poursuivent sans relâche, mais l'accès à certains secteurs reste difficile en raison des glissements de terrain ». De son côté, l'administration tibétaine a indiqué que des équipes médicales supplémentaires ont été envoyées sur place.

Une saison de mousson particulièrement meurtrière

Cette catastrophe s'inscrit dans une saison de mousson particulièrement intense dans la région himalayenne. Les météorologues locaux ont enregistré des précipitations record, dépassant de 40 % les moyennes saisonnières. Les experts pointent du doigt le changement climatique, qui accroît la fréquence et l'intensité des phénomènes extrêmes.

Les autorités appellent à la prudence et recommandent aux habitants des zones à risque de se déplacer vers des terrains plus sûrs. Les bilans pourraient encore s'alourdir, alors que de nouvelles pluies sont annoncées dans les prochains jours. Les secours se concentrent désormais sur la recherche des disparus et la prise en charge des sinistrés.

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