Ce mardi 20 août 2024, les Girondins de Bordeaux jouent leur dernier match hors des terrains : devant le tribunal administratif de Bordeaux, le club tente d'obtenir l'annulation de la rétrogradation administrative en National 1, prononcée par la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion) le 9 août dernier. Cette audience est présentée par les dirigeants comme une opération de la dernière chance pour éviter la liquidation judiciaire.
Un recours crucial pour la survie du club
Le club au scapulaire, relégué sportivement en Ligue 2 en juin 2024, avait déjà été rétrogradé en National 1 par la DNCG en raison de ses difficultés financières. Le 9 août, la DNCG a confirmé cette décision, plongeant le club dans une situation critique. Le recours déposé devant le tribunal administratif vise à contester cette rétrogradation administrative, qui pourrait entraîner le dépôt de bilan si elle est maintenue.
Selon les avocats du club, la décision de la DNCG serait disproportionnée et ne tiendrait pas compte des efforts de refinancement entrepris par la direction. Le président du club, Gérard Lopez, a multiplié les démarches ces dernières semaines pour trouver des investisseurs et boucler un plan de sauvetage, mais sans succès jusqu'à présent.
Des conséquences économiques et sportives majeures
La rétrogradation en National 1 aurait des conséquences désastreuses pour le club : perte des droits télévisés, départ des joueurs cadres, et impossibilité de recruter. Le budget du club, déjà réduit à 25 millions d'euros en Ligue 2, passerait sous la barre des 10 millions en National 1, selon des sources proches du dossier.
Le tribunal administratif doit se prononcer dans les prochains jours. Si le recours est rejeté, le club pourrait être placé en liquidation judiciaire, ce qui signifierait la fin de l'aventure professionnelle des Girondins de Bordeaux, fondés en 1881. Les supporters, mobilisés devant le tribunal, espèrent un sursis.
Un avenir incertain pour le football bordelais
Au-delà du club, c'est tout l'écosystème du football bordelais qui est menacé : les emplois directs et indirects, les partenaires locaux, et les 200 clubs amateurs de la région qui dépendent des retombées du club professionnel. La ville de Bordeaux, qui a soutenu le club ces dernières années, suit l'affaire de près.
L'audience de ce mardi est donc un moment décisif. Les juges administratifs doivent trancher entre la rigueur financière imposée par la DNCG et la survie d'un club historique du football français.



