Gard : Les deux croix en bois installées illégalement entre Beaucaire et Comps ont été sciées
Dans une affaire insolite qui intrigue les habitants du Gard, les deux grandes croix en bois apparues ces derniers mois sur des promontoires rocheux entre Beaucaire et Comps ont été sciées et ont disparu ce lundi en fin d'après-midi. Cette action est intervenue peu après la publication d'un article dans Midi Libre révélant leur existence et leur installation sans autorisation.
Des apparitions mystérieuses qui ont interpellé
Ces "apparitions" inexpliquées ont suscité l'étonnement et la colère de nombreux riverains ainsi que d'associations locales. La première croix avait été érigée il y a plus d'un an sur le belvédère dit de l'Aiguille, situé entre Beaucaire et Comps, face à l'abbaye troglodytique de Saint-Roman, un site classé au patrimoine.
Le mystère s'est épaissi il y a quelques semaines avec l'apparition d'une deuxième croix, cette fois-ci en haut d'une falaise rocheuse surplombant le Rhône au niveau du barrage de Vallabrègues. Des habitants avaient alors engagé des démarches pour obtenir des explications, mais sont restés sans réponse jusqu'à présent.
Une réaction rapide des autorités et des associations
À Beaucaire, la Société d'histoire et d'archéologie, qui n'avait toujours pas d'explications concernant ces installations, avait alerté la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC). L'absence d'autorisation pour ces structures en bois, érigées dans des zones naturelles sensibles, a soulevé des questions sur leur origine et leur signification.
La croix du belvédère de l'aiguille, installée sans autorisation il y a plus d'un an, a finalement été sciée ce lundi en fin d'après-midi, mettant ainsi fin à cette énigme locale. Les circonstances exactes de cette intervention restent floues, mais elle semble directement liée à la médiatisation de l'affaire.
Un débat local sur la laïcité et le patrimoine
Cette affaire a également ravivé des discussions sur la laïcité dans l'espace public, comme en témoignent les réactions de certains habitants. L'installation de ces symboles religieux dans des lieux naturels et historiques a été perçue par certains comme une provocation, tandis que d'autres s'interrogeaient simplement sur leur provenance.
La disparition soudaine des deux croix, sciées en quelques heures seulement, laisse planer un nouveau mystère : qui a pris la décision de les retirer, et dans quel but ? Les autorités locales n'ont pas encore communiqué officiellement sur cette intervention, laissant la place aux spéculations parmi la population.



