Fusillade lors d'un mariage gitan à Montpellier : deux frères maintenus en détention
Fusillade à un mariage gitan : deux frères en détention

Fusillade en plein mariage gitan à la cité Gély de Montpellier

Le 5 août 2024, une scène de violence a brutalement interrompu les festivités d'un mariage au sein de la communauté gitane, à la cité Gély à Montpellier. Des coups de feu ont été tirés sur la place Etienne-Jodelle, à proximité immédiate du parc de la Guirlande, blessant par balles trois personnes. Les victimes, un homme de 37 ans et deux femmes âgées de 41 et 19 ans, ont été atteintes au niveau des jambes, sans que leur pronostic vital ne soit engagé. L'événement a plongé le quartier dans l'effroi et déclenché une enquête judiciaire approfondie.

L'arrestation des suspects et les charges retenues

Quelques jours après la fusillade, les forces de l'ordre ont interpellé deux frères, âgés de 25 et 28 ans à l'époque des faits, dans un appartement de la cité Gély. L'opération, menée par des policiers du Service Local de Police Judiciaire (SLPJ) avec le renfort du Raid en raison de la dangerosité présumée des individus, a conduit à leur placement en garde à vue. Ils sont poursuivis pour tentative d'assassinat, tentative de meurtre et violences aggravées. L'enquête a révélé que l'un des deux frères était l'ex-petit ami de la jeune femme de 19 ans touchée lors de l'incident, ajoutant une dimension personnelle au drame.

Une audience décisive au tribunal judiciaire de Montpellier

Vendredi 27 mars, les deux frères ont comparu devant le tribunal judiciaire de Montpellier pour une audience consacrée aux mesures de sûreté en attendant leur procès, fixé au 13 avril prochain. Le procureur Jean-Christophe Tixier a demandé le maintien en détention des deux Montpelliérains, arguant de plusieurs motifs :

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  • Garantir leur présence à la disposition de la justice, face à des peines potentiellement lourdes.
  • Empêcher tout renouvellement de l'infraction ou concertation frauduleuse entre les prévenus.
  • Éviter d'éventuelles pressions sur les victimes, les témoins et leurs familles.

Le tribunal a examiné les antécédents judiciaires des accusés. Le frère cadet, l'ex-petit ami, avait déjà été condamné par le tribunal pour enfants de Montpellier pour violences en réunion et port d'arme. Son frère aîné, quant à lui, comptait plusieurs mentions au casier judiciaire, dont une condamnation pour tentative de meurtre prononcée par la cour d'assises des mineurs.

Les arguments de la défense et la décision du tribunal

Me Florian Medico, avocat du frère aîné et représentant temporaire du frère cadet lors de cette audience, a plaidé en faveur d'une mise en liberté. Il a évoqué la possibilité pour le frère cadet d'être hébergé chez ses parents à la cité Gély et d'être embauché dans une société de nettoyage grâce à la solidarité de la communauté. L'avocat a également soutenu l'absence de risque de réitération des faits et demandé une remise en liberté en attendant le procès.

Après délibération, le tribunal a néanmoins rejeté ces demandes et prononcé la prolongation de la détention provisoire des deux frères jusqu'à leur prochaine comparution. Les trois victimes, qui se sont constituées parties civiles, attendent désormais le jugement du 13 avril, où les frères seront jugés pour violences aggravées en récidive. Cette affaire souligne les tensions persistantes dans certains quartiers et les défis de la justice face à la récidive.

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