Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après le piratage massif des données de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), a-t-on appris samedi 15 août auprès du ministère de l'Économie. Cette attaque, révélée par le site spécialisé Numerama, aurait compromis les informations personnelles de plusieurs millions de contribuables français.
Une enquête confiée à la cybercriminalité
L'enquête a été confiée à la section cybercriminalité du parquet de Paris, qui devra déterminer les circonstances de la fuite et identifier les responsables. Selon les premières informations, les données dérobées incluraient noms, adresses, numéros de sécurité sociale et références bancaires, ce qui représente un risque élevé d'usurpation d'identité et de fraude.
Le ministère de l'Économie a confirmé l'ouverture de l'enquête dans un communiqué, précisant que « les services de l'État sont mobilisés pour accompagner les contribuables concernés et sécuriser leurs données ». Une cellule d'assistance téléphonique a été mise en place pour répondre aux questions des victimes.
Une attaque d'une ampleur inédite
Ce piratage est l'un des plus importants jamais subis par l'administration fiscale française. Les données auraient été exfiltrées via une faille de sécurité dans un portail en ligne, exploitée par des hackers. Selon Numerama, qui a eu accès à un échantillon des données, celles-ci semblent authentiques et récentes, ce qui aggrave la gravité de la fuite.
Le ministère des Finances a indiqué que des mesures techniques avaient été prises pour bloquer l'accès aux serveurs compromis et que des investigations internes étaient en cours. Il a également recommandé aux contribuables de surveiller leurs comptes bancaires et de signaler toute activité suspecte.
Des précédents inquiétants
Cette affaire rappelle d'autres cyberattaques ayant visé des institutions publiques en France, comme celle subie par Pôle emploi en 2024. Cependant, l'ampleur de la fuite de la DGFiP est sans précédent, touchant potentiellement des millions de personnes. Les autorités appellent à la vigilance et promettent des sanctions sévères contre les auteurs.
L'enquête devra également déterminer si les données ont été revendues ou utilisées à des fins criminelles. Le parquet de Paris a promis de faire toute la lumière sur cette affaire et de traduire les responsables en justice.



