500 personnes se sont rassemblées samedi à Itxassou (Pyrénées-Atlantiques) pour protester contre la disparition programmée d'une fresque en l'honneur de Txomin Olhagaray, selon les informations de Libération. Cette fresque, inaugurée le 23 août dernier par l'association Gooxan, est dans le viseur de la préfecture.
Une fresque sous le coup d'un ordre de recouvrement
La semaine dernière, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques a ordonné de recouvrir ce portrait en noir et blanc qui s'affiche sur la façade d'un bâtiment du village. Le nouveau préfet, Simon Fenet, a également saisi le parquet de Bayonne pour que soit ouverte une enquête pour « apologie du terrorisme ».
Le maire d'Itxassou, Mizel Hiribarren, a justifié la création de cette fresque auprès du Parisien : « Nous voulions essentiellement saluer l'engagement de ce jeune berger à défendre l'avenir de notre terre, de notre langue, de notre Pays basque ».
Un hommage à un militant mort en préparant un attentat
Txomin Olhagaray n'était pas qu'un simple berger. Originaire des lieux, il s'est fait connaître pour son engagement dans le groupe indépendantiste Iparretarrak. Un engagement ayant entraîné sa mort prématurée. Le 26 mars 1980, il s'est tué suite à l'explosion de la bombe qu'il souhaitait poser sous la voiture de la femme du sous-préfet de l'époque.
Cette fresque n'est d'ailleurs pas la seule à honorer des militants d'Iparretarrak. On peut ainsi en observer une à Bayonne et une autre à Saint-Étienne-de-Baïgorry.



