Les organisateurs de free parties encourent désormais deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende, tandis que les participants s'exposent à six mois de prison et 7 500 euros d'amende. L'amende forfaitaire pour les participants passe à 300 euros, contre 135 euros auparavant. Ces nouvelles sanctions, incluses dans un texte plus large porté par le gouvernement, ont été approuvées par le Conseil constitutionnel, suscitant la colère des défenseurs des fêtes libres.
Des peines jugées disproportionnées
La Coordination nationale des sons et le collectif Tekno anti répression dénoncent « la disproportion des peines » et une atteinte à leurs libertés. Ils estiment que la répression, « sous couvert de sécurité, ne fait qu'accentuer la défiance envers les autorités et les forces de l'ordre, poussant les teufeurs et teufeuses à aller plus loin dans la clandestinité et les mettant directement en danger ».
Un seuil abaissé qui fragilise les petits rassemblements
Le seuil de 500 personnes, abaissé à 250, oblige désormais à déclarer un événement, ce qui risque de fragiliser les centaines de rassemblements de petite taille qui se tiennent chaque année en France. Malgré ces mesures, les collectifs affirment que le mouvement, né il y a plus de trente ans, ne s'arrêtera pas. « Tout n'est pas perdu pour la free party et la liberté en France, il est bien trop tôt pour se résigner », assurent-ils. « La free party continuera d'exister car nous la ferons vivre. Nous nous battrons. Et ce, peu importe les conséquences. La free party vivra, la free party vaincra ».
Un mouvement né dans la répression
Né en Angleterre en résistance à la politique de Margaret Thatcher, ce mouvement underground s'est construit dans la résistance à l'autorité. Les collectifs appellent les teufeurs à continuer à s'organiser et alertent : « Une mobilisation populaire d'envergure sera nécessaire ». En mai et juin, plusieurs manifestations avaient été organisées pour tenter de faire barrage au nouveau texte, sans succès.



