Le gouvernement américain a annoncé, le 18 août 2026, l'imposition de sanctions contre Tomo Akane, la présidente japonaise de la Cour pénale internationale (CPI). Cette décision fait suite aux enquêtes ouvertes par la CPI sur des ressortissants américains, notamment en lien avec des opérations militaires en Afghanistan.
Une décision sans précédent
Selon le département d'État américain, ces sanctions visent à répondre aux « actions inacceptables » de la CPI qui menacent la sécurité nationale des États-Unis. Tomo Akane, élue à la présidence de la Cour en 2024, devient ainsi la première dirigeante de la CPI à être personnellement sanctionnée par Washington.
Les mesures comprennent le gel des avoirs de Tomo Akane aux États-Unis et l'interdiction de visa pour elle et sa famille proche. Le porte-parole du département d'État a précisé que ces sanctions resteront en vigueur tant que la CPI poursuivra ses enquêtes contre des Américains.
Réactions internationales
La décision américaine a suscité de vives réactions. Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont dénoncé une « attaque contre la justice internationale ». L'Union européenne a exprimé son soutien à la CPI, rappelant que la Cour joue un rôle essentiel dans la lutte contre l'impunité.
La CPI, basée à La Haye, a ouvert en 2025 une enquête préliminaire sur des accusations de crimes de guerre commis par des soldats américains en Afghanistan. Les États-Unis, qui ne sont pas membres de la CPI, ont toujours contesté sa compétence sur leurs ressortissants.
Impact sur la coopération judiciaire
Cette sanction pourrait entraver la coopération judiciaire entre les États-Unis et la CPI, notamment en matière d'extradition et d'échange de preuves. Toutefois, la CPI a indiqué qu'elle poursuivrait ses travaux indépendamment des pressions extérieures.
Les experts juridiques estiment que cette décision pourrait créer un précédent dangereux, affaiblissant la crédibilité de la justice pénale internationale. La présidente Akane, ancienne juge japonaise, a qualifié ces sanctions de « mesure politique injustifiée » et a promis de continuer à défendre l'indépendance de la Cour.



