Fraude aux allocations : une Britannique condamnée après avoir surfé au Mexique
Elle prétendait être si anxieuse qu'elle ne pouvait pas quitter son domicile. C'est le récit qu'une Britannique de 33 ans avait présenté au ministère du Travail et des Pensions (DWP) pour bénéficier de l'allocation d'autonomie. Cependant, des enquêteurs ont démontré qu'elle avait menti sur son état de santé réel, comme le rapporte The Independent.
Condamnation et remboursement obligatoire
La trentenaire a été condamnée jeudi dernier par le tribunal de Lewes à 28 semaines de prison avec sursis, accompagnées de 18 mois de mise à l'épreuve. Entre 2021 et 2024, elle a perçu indûment 23 000 livres sterling, ce qui équivaut à environ 26 500 euros. Cette somme devra être intégralement remboursée aux autorités.
Une vie active malgré ses déclarations
Contrairement à ses affirmations, la jeune femme a mené une vie très active. Elle s'est envolée pour le Mexique, où elle a pratiqué le surf et la tyrolienne. Elle s'est également rendue à trois reprises dans le parc d'attractions Thorpe Park en Angleterre.
Ses dépenses incluaient :
- 76 rendez-vous chez l'esthéticienne
- Des séances de manucure et de bronzage
- Des visites dans 60 pubs, clubs et restaurants sur deux ans
- Des consultations chez un dentiste privé à Londres
Les preuves accablantes des enquêteurs
Les enquêteurs ont établi qu'elle était parfaitement capable de se laver, de cuisiner et de sortir de chez elle. Pour sa défense, elle a déclaré : « Je ne savais pas qu'on n'avait pas le droit de quitter son domicile. »
Le ministère a réagi fermement : « Elle a menti à plusieurs reprises, a exploité le système jusqu'au dernier centime et a ensuite eu le culot de prétendre que son état s'aggravait alors qu'elle faisait de la tyrolienne et du surf au Mexique. » Les autorités considèrent cette fraude comme « une insulte » aux contribuables et aux autres allocataires.
« Nous sommes déterminés à trouver ceux qui tentent de frauder les contribuables, et ils en subiront les conséquences », a mis en garde le ministère, soulignant sa volonté de lutter contre les abus du système social.



