Un Français libéré après plus d'un an de détention au Venezuela
Julien Février, un Français âgé de 35 ans, est finalement rentré en France ce mercredi 8 avril 2026, après avoir passé plus d'une année en détention au Venezuela. Selon son entourage, son arrivée a eu lieu dans un aéroport parisien en début d'après-midi, mettant ainsi fin à une incarcération dont les motifs précis n'ont jamais été clairement établis par les autorités.
Un état de santé préoccupant à son retour
Son frère, Nicolas Février, qui l'attendait à l'aéroport, a immédiatement alerté sur la condition critique dans laquelle se trouve Julien. « Il est dans un état émotionnel et psychologique critique mais au moins il est libre », a-t-il déclaré, soulignant l'urgence de la situation. Paysagiste de formation et grand amateur de voyages en Amérique latine, Julien Février aurait été profondément affecté par son expérience carcérale.
« Il ne va pas super bien », a insisté son frère, ajoutant que « sa priorité première est de se soigner ». Dès le mois de février, Nicolas Février avait publiquement sollicité l'intervention des autorités françaises, affirmant : « Ce que j'espère, c'est que l'Etat fasse ce qu'il faut pour le faire sortir de là ».
Des conditions de détention dénoncées
Julien Février était détenu dans la prison de Rodeo 1, située à environ 40 kilomètres de Caracas, la capitale vénézuélienne. Il partait sa cellule avec un autre Français, Camilo Castro, qui avait été libéré en novembre dernier. Ce dernier avait décrit à l'Agence France-Presse des conditions de détention particulièrement difficiles, marquées par :
- Des humiliations nocturnes répétées
- Des insultes régulières de la part des gardiens
- Des « faux procès » organisés dans le but explicite de « casser » psychologiquement les détenus
Ces témoignages corroborent les inquiétudes exprimées par la famille concernant l'impact psychologique de cette détention prolongée sur Julien Février.
Une mobilisation familiale et diplomatique
Le retour de Julien Février intervient après plusieurs mois de pressions exercées par sa famille et probablement des démarches diplomatiques discrètes de la part des autorités françaises. Bien que les circonstances exactes de sa libération n'aient pas été dévoilées, cet épisode souligne les risques encourus par les ressortissants français dans certains pays en crise, ainsi que la nécessité d'un suivi médical et psychologique adapté pour les personnes ayant subi de telles épreuves.
La priorité immédiate reste désormais la prise en charge médicale de Julien Février, dont la famille espère qu'il pourra progressivement retrouver une vie normale après cette expérience traumatisante.



