Les enquêteurs ont repris vendredi matin dans le Tarn les fouilles à l'endroit où Cédric Jubillar affirme avoir enterré le corps de son épouse Delphine après l'avoir tuée en décembre 2020, a indiqué à l'AFP la gendarmerie. Les opérations, menées sous une toile de tente bleue, ont déjà permis de retrouver des ossements.
Des ossements découverts près d'Albi
Le peintre-plaquiste de 38 ans a conduit jeudi les gendarmes à une douzaine de kilomètres d'Albi, où des ossements ont été retrouvés. Selon un avocat des parties civiles, deux fémurs font partie des découvertes. Les ossements appartiennent au « bas du corps », selon une source proche du dossier.
« Les fouilles vont durer plusieurs jours. Il y a encore des constatations à faire », a déclaré à l'AFP une source proche du dossier. Les échantillons doivent être acheminés vers le laboratoire de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise, en région parisienne, pour être analysés, afin d'établir s'il s'agit bien des restes de Delphine Jubillar.
Les aveux de Cédric Jubillar
Mercredi, Cédric Jubillar a été extrait de prison et conduit au palais de justice de Toulouse pour donner sa nouvelle version des faits, à sa demande, deux mois avant son procès en appel, programmé pour débuter le 21 septembre devant la cour d'assises de Haute-Garonne. Le peintre-plaquiste reconnaît désormais avoir commis « un acte abominable », selon un de ses avocats, Pierre Debuisson.
Depuis plus de cinq ans et notamment pendant tout son procès très médiatisé devant les assises du Tarn, à l'issue duquel il a été condamné à 30 ans de réclusion en octobre, il avait toujours clamé son innocence. Cette nouvelle phase d'investigations intervient après que Cédric Jubillar a avoué être « à l'origine de la mort » de son épouse, un revirement majeur dans cette affaire de féminicide.



