Chaos à Roland-Garros : forfait d'Arnaldi et risques sanitaires
Forfait d'Arnaldi à Roland-Garros : chaos sanitaire

De notre envoyé spécial dans le cluster Roland-Garros, scène de chaos dans la zone média sous le Court Philippe Chatrier, où la voix de Marc Maury est venue briser le silence studieux pour annoncer le forfait de Matteo Arnaldi pour la demi-finale de Roland-Garros, en raison d’un virus, aux environs de 18h30. Dix minutes plus tard et en dépit de tout geste barrière, un message annonce l’arrivée du malade en conférence de presse, accompagné de son adversaire Flavio Cobolli, directement qualifié pour la finale de Roland-Garros. Les deux hommes s’installent, espacés de trois quatre chaises au doigt mouillé, mais sans masque.

« J’ai commencé à me sentir mal hier soir, j’ai vomi toute la nuit, a déclaré Arnaldi. Je n’ai pas réussi à dormir, j’ai appelé le docteur, je pensais pouvoir prendre quelque chose à manger, mais je n’ai pas réussi à manger de la journée, je vomissais tout. » Arnaldi est allé voir Cobolli pour le prévenir de son retrait.

Tout aussi amusant, les journalistes ont été autorisés à s’agglutiner dans l’auditorium pour venir boire les paroles du 104e joueur mondial et tester leur système immunitaire ce qui était formellement prohibé à l’époque du Covid où les conférences de presse se faisaient à distance. L’histoire retiendra que les notions de virologie héritées de ces heures sombres n’auront guère résisté à l’épreuve du temps.

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S’il s’agit d’un virus comme suspecté par Matteo Arnaldi, et très probablement d’une gastro-entérite au vu des symptômes énoncés, on peut raisonnablement penser que trop de risques inutiles ont été pris dans cette séquence, le premier à la charge du patient zéro, parti voir son futur ex-adversaire pour l’avertir de son retrait dans les vestiaires, là où un texto aurait suffi.

Zverev est passé dans la même salle juste après. À peine sorti de la salle qu’Arnaldi avait quittée plus tôt pour retourner à ses activités de personne souffrante, Flavio Cobolli a laissé sa place à Alexander Zverev, attendu pour sa conférence de presse après avoir battu Jakub Mensik. Sans transition, même pas un petit coup de solution antibactérienne pour la forme, rien, même si les hommes n’ont pas partagé le même micro. On enchaîne sur les questions. « Bonjour Sascha, félicitations pour votre victoire… »

L’histoire ne s’arrête pas là. Quelques minutes plus tard, le joueur allemand dit très clairement avoir croisé l’Italien dans les vestiaires : « il avait une sale tête ». Et attends, vous ne connaissez pas la meilleure. Zverev est très proche de Cobolli, ces deux-là sont copains comme cochons, leurs deux pères aussi, et le temps d’incubation d’une gastro varie de 24 à 72 heures. Il vaudrait mieux pour tout le monde que ça soit plus 72 que 24 heures, autrement, on pourrait beaucoup reparler de ce quart d’heure de folie.

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