Les fouilles qui ont permis la découverte d'ossements jeudi 16 juillet près de Cagnac-les-Mines (Tarn) ont pris fin vendredi 17 juillet. Les enquêteurs ont annoncé la fin des recherches, un jour après leur début, avec la coopération de Cédric Jubillar. La défense de ce dernier a critiqué cette décision.
Arrêt des fouilles critiqué par la défense
Sur BFMTV, l'avocat Guy Debuisson a fustigé l'arrêt des fouilles destinées à retrouver les ossements de Delphine Jubillar, née Aussaguel. L'opération, lancée jeudi, a cessé vendredi. Des ossements susceptibles d'appartenir à la victime ont été retrouvés dans un champ à Mailhoc (Tarn), là où Cédric Jubillar avait orienté les enquêteurs.
Le colonel Jean-Michel Doose, commandant du groupement de gendarmerie du Tarn, a indiqué que les recherches "ne devraient pas reprendre". Les restes seront étudiés dans un court délai. "Manifestement, même s'il y a eu un épandage sur plusieurs terrains, je crois qu'il était plus intéressant pour tout le monde de pouvoir tenter de retrouver d'autres parties du corps qui auraient intéressé de manière très précise les différentes parties au procès mais surtout les experts", s'est agacé Guy Debuisson.
Expertise des ossements en cours
Le relais est désormais passé aux experts du laboratoire de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale de Pontoise (Île-de-France), où les restes devront être identifiés "dans un délai relativement court", a assuré le lieutenant-colonel Stéphane Meyblum, commandant en second du groupement de gendarmerie du Tarn. Les causes de la mort, en revanche, seront plus difficiles à établir, surtout si la partie haute du corps n'est pas retrouvée, selon des médecins légistes cités par La Dépêche.
Coopération de Cédric Jubillar
Le 6 juillet, La Dépêche a révélé que Cédric Jubillar avait reconnu sa responsabilité dans la disparition de Delphine, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Depuis, l'ancien peintre-plaquiste semble vouloir coopérer. Certains y voient un intérêt personnel : "Il recherche bien quelque chose qui est encore dans son intérêt, réduire sa responsabilité, réduire sa peine et qui n'est pas dans l'intérêt, ni des proches de Delphine, ni de ses propres enfants", a jugé sur BFMTV Me Pauline Rongier, avocate d'une amie de Delphine Aussaguel. D'autres, comme la défense, évoquent un souci de soulager sa conscience. "Sa première préoccupation concerne ses enfants, il leur devait la vérité et c'est désormais chose faite", ont ajouté Guy et Pierre Debuisson à La Dépêche.
Protection des enfants Jubillar
Les enfants de Delphine et Cédric Jubillar, âgés de 6 et 11 ans, ont été particulièrement éprouvés ces cinq dernières années, surtout depuis que leur père a avoué le meurtre de leur mère. Dans un communiqué relayé par les avocates Me Boguet et Me Chmani, Cécile Agry-Verdun, administratrice ad hoc des fils des Jubillar, a appelé à les "respecter et (les) protéger", précisant que "d'éventuelles poursuites judiciaires pourraient être engagées" en cas d'écarts de "la presse (et de) l'ensemble des personnes proches du dossier".
Nouveaux éléments et suite de l'enquête
Ce samedi 18 juillet, Cédric Jubillar a expliqué s'être débarrassé du téléphone de sa femme à une cinquantaine de mètres de chez eux le 15 décembre 2020. Or, le téléphone a été déverrouillé le lendemain matin, rappelle La Dépêche. Autant d'éléments montrant que l'enquête ne fait que (re)commencer.



