Fermetures de classes à Montpellier : ultime négociation ce mardi après les blocages
Fermetures de classes à Montpellier : ultime négociation mardi

Quatre écoles de Montpellier ont été le théâtre de mobilisations et de blocages jeudi 25 juin, alors que les syndicats et le rectorat n'ont pas réussi à trouver un accord sur les fermetures de classes prévues pour la rentrée de septembre. Une ultime négociation est programmée ce mardi lors du conseil départemental de l'éducation nationale (CDEN), en présence des représentants des enseignants, des parents d'élèves, de l'État et des collectivités locales.

Des écoles mobilisées contre les suppressions de postes

Devant la maternelle du Docteur-Roux, dans le quartier Figuerolles, quatre-vingts personnes se sont rassemblées, soutenues par le maire Michaël Delafosse et la députée Nathalie Oziol. Les parents d'élèves expriment leur incompréhension face à l'annonce d'une suppression de poste dans cette école, qui "a pourtant un indice de position sociale parmi le plus bas de la ville et qui devrait rentrer dans la politique d'éducation prioritaire", selon les manifestants. Des actions similaires ont eu lieu à l'école Émile-Combes à Alco, Paul-Langevin aux Cévennes, et à la maternelle Robert-Surcouf dans le quartier Mas Drevon.

Dans cette dernière, l'équipe enseignante a appris en début de semaine la fermeture d'une classe. En réaction, les parents d'élèves ont bloqué temporairement l'accès aux salles de classe. "On a eu l'information presque par hasard. C'est une annonce soudaine, juste avant les vacances, qui intervient dans un contexte de discussions sur la carte scolaire. Est-ce que nous sommes une victime collatérale des négociations ?", s'interrogent les parents mobilisés.

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Un dialogue de sourds entre syndicats et rectorat

Depuis le mois d'avril, les syndicats et la direction des services de l'Éducation nationale s'opposent sur les fermetures de classes envisagées. Le dernier rendez-vous, jeudi après-midi au rectorat, n'a pas permis de rapprocher les positions. Sabine Raynaud, du SNUDI FO 34, dénonce : "Le Directeur académique des services de l'Éducation nationale (Dasen) refuse tout ajustement en avançant une incertitude sur les effectifs. Les messages c'est : on ferme, et s'il faut rouvrir à la rentrée on le fera. Cette gestion comptable n'est pas entendable. C'est une façon d'organiser le chaos. Moins d'élèves, c'est aussi de meilleures conditions de travail pour tous, sachant que le nombre d'enfants en difficulté augmente."

De son côté, le rectorat indique avoir mené depuis octobre "un travail au cas par cas pour prendre en compte toutes les spécificités". Il précise : "Le rôle du Dasen consiste à proposer un arbitrage juste articulant l'appréciation des réalités de terrain et des besoins exprimés avec les moyens octroyés pour son département. La carte scolaire n'est pas figée, mais le Dasen exclut toute fermeture de classe au mois de septembre afin de garantir aux familles et aux équipes pédagogiques la stabilité nécessaire."

Une dernière réunion avant la trêve estivale

Au terme de la réunion de jeudi, les cinq organisations syndicales présentes ont unanimement refusé de signer la proposition du rectorat. La prochaine rencontre, qui se tiendra ce mardi dans un cadre plus large avec le CDEN, est la dernière avant la trêve estivale. Elle devrait fixer les contours définitifs de la carte scolaire pour septembre, alors que la tension reste vive parmi les parents et les enseignants.

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