La fermeture de la tribune Est du stade André-Véran à Hyères (Var) provoque un vif échange politique en pleine trêve estivale. Le groupe d'opposition municipale « Notre énergie pour Hyères », composé notamment de Valérie Battesti et David Girard, anciens colistiers de Jean-Pierre Giran, a réagi sur Facebook à cette décision de la mairie, annoncée pour des raisons de sécurité. Si les élus d'opposition approuvent la mesure, ils s'interrogent sur « la nature des risques et des travaux à entreprendre » et contestent la thèse d'une « dette grise » laissée en héritage par l'ancienne majorité.
Un désaccord sur l'origine des fragilités
Dans leur publication, les membres de l'opposition affirment que « le vieillissement normal d'un bâtiment ou d'une infrastructure n'est pas systématiquement un défaut d'entretien ». Ils rappellent que « sous la précédente mandature, les prescriptions des commissions de sécurité ont toujours été respectées » et que « chaque année, des investissements réguliers et importants étaient consacrés à l'entretien et la maintenance des bâtiments communaux ». Ces déclarations visent directement la nouvelle majorité dirigée par la maire Véronique Bernardini, qui a évoqué l'état préoccupant de plusieurs équipements municipaux.
La réponse de l'adjoint aux sports et aux finances
Florent Bacci, troisième adjoint chargé des sports et des finances, a répondu au post de l'opposition. Il regrette que les travaux récemment réalisés au stade Véran, notamment la construction d'un nouveau club-house inauguré en 2023 pour un coût de 2,5 millions d'euros, n'aient pas inclus la rénovation de cette tribune « complètement vétuste ». Selon lui, « une réflexion d'ensemble sur le site aurait sans doute permis de mieux anticiper les besoins réels et, peut-être, de donner la priorité à la rénovation et à la pérennisation des équipements existants avant d'engager de nouveaux projets ».
L'élu de la majorité a également défendu l'audit des bâtiments communaux lancé en début de mandat, affirmant que « cette situation démontre, une nouvelle fois, la pertinence d'avoir lancé, dès le début du mandat, un audit des bâtiments et équipements communaux ». Il a ajouté : « Il y a une vraie différence entre gérer dans l'urgence et anticiper. Un audit de sécurité permet justement d'identifier les risques en amont, pour pouvoir prendre les bonnes décisions avant d'être au pied du mur. Comme cela a été le cas avec l'Espace 3000, le gymnase des Rougières, etc. Chacun sa manière de gérer, effectivement ! »
Un débat qui s'étend au-delà du stade
La polémique dépasse le simple cadre sportif. Elle illustre les tensions persistantes entre l'ancienne et la nouvelle majorité municipale. Jean-Pierre Giran, l'ancien maire, est resté discret sur les réseaux sociaux, mais a tout de même commenté la publication de son groupe par un laconique « Bien ! ». L'opposition, de son côté, dénonce une instrumentalisation de la situation pour justifier la politique d'austérité de la nouvelle équipe.
Selon les informations disponibles, la tribune Est du stade André-Véran, utilisée pour les matchs de rugby, présente des fragilités structurelles qui ont conduit la mairie à la fermer jusqu'à nouvel ordre. Les travaux nécessaires pour sa remise en état n'ont pas encore été chiffrés, mais ils pourraient s'avérer coûteux, ajoutant une pression supplémentaire sur le budget communal déjà contraint.
Cette affaire met en lumière les défis de la gestion du patrimoine public, entre vieillissement naturel des infrastructures et nécessité d'un entretien régulier. Elle pose également la question de la responsabilité des équipes successives dans la maintenance des équipements. Alors que la saison de rugby approche, les supporters et les clubs locaux attendent des réponses claires sur le calendrier des travaux et les solutions alternatives pour accueillir les matchs.



