Une tentative d'escroquerie d'envergure a été déjouée en Ukraine. Cinq membres d'un groupe criminel présumé vont être jugés pour avoir tenté de s'emparer frauduleusement des biens immobiliers d'une ressortissante azerbaïdjanaise, estimés à plus de 21,3 millions de hryvnias, soit environ 475 000 euros. Selon la police nationale ukrainienne, qui a annoncé la nouvelle vendredi, les suspects ont utilisé de fausses procurations censées émaner d'un notaire de la Principauté de Monaco.
Un montage financier complexe
L'affaire, dont l'enquête vient de s'achever, implique notamment un employé d'une entreprise publique de transport de la capitale et son fils de 31 ans. D'après la police nationale ukrainienne, l'équipe a élaboré un montage financier complexe pour dépouiller la victime à son insu. Leur stratégie consistait à faire croire que la propriétaire leur avait confié la gestion de ses biens.
Pour y parvenir, la bande a fabriqué de toutes pièces une procuration falsifiée, prétendant être certifiée par un notaire en Principauté de Monaco. Grâce à ce document, ils ont inscrit les biens immobiliers au nom d'une société écran qu'ils contrôlaient. Les biens ciblés étaient un appartement à Kyïv et une place de parking, pour une valeur totale d'un demi-million d'euros.
Une notaire locale piégée
Les escrocs se sont ensuite rendus chez une notaire locale en Transcarpatie pour officialiser l'opération. Piégée par la documentation présentée, la professionnelle a tout validé sans se douter du piège. Les perquisitions effectuées au domicile d'un suspect ont permis de recueillir des éléments de preuve supplémentaires.
Le projet a toutefois été interrompu juste avant la revente des biens. « Les accusés n'ont pas eu le temps de disposer de l'immobilier et de finaliser leur plan — les forces de l'ordre ont mis au jour le schéma et saisi les biens de la victime », a indiqué la police nationale d'Ukraine dans un communiqué. L'escroquerie a été organisée par un employé d'une entreprise publique de bus de Kyïv et son fils de 31 ans, accompagnés de trois complices.
Des peines pouvant aller jusqu'à huit ans de prison
Poursuivis pour tentative de fraude en bande organisée à grande échelle, trois des mis en cause répondent également de falsification et d'usage de faux documents. Le dossier a été transmis au tribunal. Les suspects encourent jusqu'à huit ans de prison assortis d'une confiscation de leurs biens.