Fausses injectrices de botox : un deuxième décès signalé à Nice
Fausses injectrices de botox : un deuxième décès à Nice

Une jeune femme de 25 ans est morte le 27 juillet à Nice après une injection de botox dans les fesses, réalisée par une « fake injectrice ». Trois personnes ont été mises en examen, dont deux ont été écrouées, a annoncé fin juillet le procureur de la République, cité par l'AFP. Ce décès, le deuxième signalé en France, survient alors que le phénomène des injections illégales pratiquées par des non-professionnels semble hors de contrôle.

Un phénomène en pleine expansion sur les réseaux sociaux

De plus en plus de femmes, au péril de leur santé, voire de leur vie, acceptent d'être piquées par de fausses professionnelles qu'elles trouvent via les réseaux sociaux, WhatsApp ou le bouche-à-oreille. Ces personnes exercent en toute illégalité dans des centres esthétiques ou des Airbnb. Elles sont attirées par des tarifs attractifs et des promesses de résultats, mais mettent en danger la vie de leurs clientes.

Le premier décès avait eu lieu fin février, et le second fin juillet. Ces drames interviennent alors que « le Nouvel Obs » alertait début juillet sur un risque sanitaire grave qui n'est, à ce jour, pas encore pris en compte par les pouvoirs publics.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des pratiques interdites et dangereuses

Les injections ne peuvent être pratiquées que par des médecins (chirurgiens plasticiens, dermatologues et praticiens formés à la médecine esthétique). Même celles qui se targuent d'être infirmières n'ont pas le droit d'exercer ce type de pratique. Les fausses injectrices, nombreuses sur les réseaux sociaux et mues par l'appât du gain, ignorent ces règles et exposent leurs clientes à des risques graves.

Les autorités sanitaires appellent à la vigilance, mais le phénomène continue de s'étendre. Les victimes, souvent jeunes, ignorent les dangers et se fient aux promesses de ces fausses professionnelles. Les enquêtes en cours devraient permettre de mieux comprendre l'ampleur du problème et de renforcer les contrôles.

Des conséquences tragiques et des mesures à venir

Ce deuxième décès à Nice illustre l'urgence d'agir. Les trois personnes mises en examen devront répondre de leurs actes devant la justice. Les autorités devraient renforcer la législation et les contrôles pour endiguer ce phénomène qui met en danger la vie de nombreuses femmes.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale