Fausse esthéticienne condamnée à Nîmes : six mois de prison avec sursis
Fausse esthéticienne condamnée à Nîmes : six mois de prison avec sursis

Une fausse praticienne esthétique condamnée dans le Gard

Le tribunal correctionnel de Nîmes a rendu son verdict ce jeudi 18 juin dans une affaire de pratique illégale de la médecine esthétique. Une jeune femme, âgée de 19 ans au moment des faits, et sa mère ont été condamnées à des peines de prison avec sursis pour avoir réalisé des injections d'acide hyaluronique sans diplôme médical.

Des injections sans diplôme ni hygiène

La prévenue proposait des augmentations de lèvres à domicile, à Fourques, dans le Gard. Elle achetait les produits en pharmacie puis sur un site allemand après l'interdiction de vente libre en France. Les règles d'hygiène n'étaient pas respectées : absence de gants, seringues non stériles. Une cliente a déposé plainte après avoir souffert de douleurs persistantes, avec cinq jours d'ITT.

« Elle n'osait plus sortir de chez elle car elle avait honte du résultat », a relaté Me Fanny Misslin, avocate de la plaignante. Les investigations ont révélé cinq autres clientes constituées partie civile.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un business lucratif de plus de 27 000 euros

La jeune femme a lancé son activité en août 2021 après avoir testé les injections sur elle-même et ses amis. Elle faisait la promotion sur les réseaux sociaux. Les sommes perçues, estimées à 27 380 euros, étaient versées sur le compte de sa mère, qui fournissait également de la crème anesthésiante obtenue via son médecin traitant.

Le procureur Stéphane Bertrand a dénoncé un « appui logistique » de la mère. Il a requis six mois de prison avec sursis probatoire et 1 500 euros d'amende pour la fille, et dix mois avec sursis et 7 500 euros d'amende pour la mère.

Les peines prononcées

Le tribunal a condamné la fille à six mois de prison avec sursis et 1 000 euros d'amende. La mère écope de dix mois avec sursis et d'une amende avec sursis pour complicité. Les deux sont relaxées pour mise en danger d'autrui, et la mère pour blessures involontaires. Elles devront indemniser les victimes pour préjudice moral et matériel. Les téléphones saisis ont été restitués.

La défense, par la voix de Me Camille Proix, avait plaidé la relaxe pour la mère, sauf pour le blanchiment, et demandé une réduction des sommes réclamées. Elle a souligné que « sur la cinquantaine de clientes, une majorité s'estime satisfaite » et que « quand on cherche un praticien sur les réseaux sociaux, il faut un minimum se renseigner ».

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale