Ce mardi, la famille du jeune homme tué par la police municipale à Marseille lors d'un contrôle routier le 23 avril dernier a déposé plainte avec constitution de partie civile et demande l'ouverture d'une information judiciaire, ont annoncé ses avocats dans un communiqué. « La famille de Mehdi exige qu'une information judiciaire soit ouverte et confiée à un magistrat réellement impartial, l'accès au rapport d'autopsie du défunt et l'exploitation des caméras municipales et caméras-piétons », écrivent Me Kayna Kadjar et Me Nicolas Chambardon.
Une enquête pour homicide volontaire ouverte
Mehdi, 26 ans, a été abattu par un policier municipal lors d'un contrôle routier dans l'est de Marseille. Le conducteur est sorti de son véhicule muni d'un couteau et a menacé les policiers municipaux, selon les déclarations de ces derniers, rapporte une source proche de l'enquête. Un des agents a tiré à trois reprises sur le conducteur, d'après cette source. Dans sa voiture ont été retrouvées sept bombonnes de protoxyde d'azote.
Une enquête pour homicide volontaire a été confiée à la direction de la criminalité territoriale (DCT). Les trois agents municipaux impliqués ont été entendus plusieurs heures sous le régime de l'audition libre par la police vendredi matin.
Sous le coup d'un mandat d'arrêt
La famille de Mehdi déplore que ce soit « pour l'heure » le parquet de Marseille qui supervise les investigations, alors qu'il a « présenté la victime comme l'agresseur ». Ses proches souhaitent la désignation d'un juge d'instruction.
Mehdi était « défavorablement connu des services de la justice et de la police », selon le parquet de Marseille. Il était sous le coup d'un mandat d'arrêt après sa condamnation à quatre ans de prison en novembre dans une affaire de trafic de stupéfiants.



