Trois artificiers ont été blessés, dont un grièvement, dans l'explosion de feux d'artifice survenue hier matin au port de Gruissan, dans l'Aude. Par ailleurs, un taureau de la manade Saumade est mort en piste lors d'une course camarguaise à Nîmes, et la Ligue des Droits de l'Homme a saisi la justice contre l'arrêté municipal de Carcassonne interdisant les tenues jugées indécentes.
Explosion de feux d'artifice à Gruissan : trois blessés
Hier vers 10 h 30, deux explosions ont retenti dans le secteur du port de Gruissan. Les feux d'artifice se trouvaient dans un camion, ont indiqué les secours. Trois artificiers ont été touchés : une femme de 41 ans présente une plaie grave au bras, tandis que deux autres souffrent d'acouphènes. Un périmètre de sécurité a été rapidement mis en place, et au moins 20 sapeurs-pompiers ont été mobilisés. L'accident est survenu lors des préparatifs de la Fête de l'Assomption, alors qu'un événement pyrotechnique devait se dérouler à 22 h 30 depuis la plage des Chalets. Ce spectacle a été annulé.
Taureau meurt en piste à Nîmes : la manade Saumade sous le choc
Santorin, valeureux cocardier de la manade Saumade, est décédé brutalement lors de la course camarguaise qui se tenait dans les arènes de Nîmes jeudi soir. Sorti deuxième, l'animal s'est mortellement blessé dès la première minute, percutant très violemment une barricade. Cet accident très rare a laissé les spectateurs désemparés. Dans un communiqué, la manade Saumade, qui reçoit de nombreux messages de soutien, a évoqué une disparition « brutale, douloureuse » : « Malgré sa force, sa bravoure et sa férocité, il reste un être vivant dont la vie peut, elle aussi, ne tenir qu'à un fil. »
La LDH attaque l'arrêté municipal de Carcassonne
La Ligue des Droits de l'Homme a annoncé cette semaine avoir saisi la justice au sujet d'un arrêté municipal pris au début de l'été à Carcassonne. Cet arrêté interdit de se promener torse nu ou en maillot de bain dans la ville, et plus généralement « toute tenue qui peut être considérée comme manifestement contraire à la décence ». La LDH conteste la légalité de l'arrêté, estimant que « le seul argument de moralité ou d'immoralité d'une tenue ne peut être retenu comme circonstance locale ». La loi française ne définit pas la notion de « tenue décente », signale la LDH, qui ajoute que l'idée de « décence » dépend « d'une appréciation subjective, liée aux mœurs ». Le problème selon l'association est que les forces de l'ordre se voient conférer un « pouvoir d'interprétation excessif ». La LDH avertit sur les risques de voir un tel arrêté s'étendre « à un crop top » ou à tout autre vêtement jugé « indécent », illustrant « le caractère flou et arbitraire de ce critère », et alerte sur le « sexisme » lié à cette mesure.
Le chiffre du jour : 105, et les pompiers à la Saint-Louis
La 105e édition de la foire de Barjac se termine ce soir. Près de 300 brocanteurs attendent les visiteurs, et cette année, un point fraîcheur a été installé. En ce week-end férié, c'est l'occasion de dénicher une bonne affaire ou de passer un bon moment en famille, à l'image de Flora et Dimitri, un couple venu de Navacelles : « on vient trouver des petites choses pour notre maison. Des fois on vient plus pour se balader, pour le plaisir. »
À Sète, après avoir informé la Ville que les pompiers n'assureraient pas le dispositif prévisionnel de secours pour la Saint-Louis, Kléber Mesquida est revenu sur cette décision, assurant qu'il n'avait jamais voulu lier le différend entre les deux collectivités à la sécurisation de la fête : « Je peux vous assurer que comme chaque année, nos pompiers assureront les missions de sécurité liées à l'organisation des festivités. » En 2024, la municipalité avait entamé une procédure administrative pour connaître les modalités de calcul de sa contribution au financement du Sdis.



